Une Assemblée générale pour poursuivre le travail engagé depuis seulement avril 2005, date de création des AT en HAUTE SAVOIE, nous avons tous eu l’impression qu’en quelques mois, les Amis de la terre avaient trouvé une place spécifique et utile au sein des associations de défense de l’environnement du département.
Le nouveau CA est composé de :
Il se réunira pour la première fois, ce jeudi 2 février 2006 à 19.00 pour élire le bureau à la Maison des Syndicats, comme d’habitude à CRAN. La réunion ne sera ouverte à tous les adhérents exceptionnellement qu’à partir de 20.00. Au programme, la préparation de l’AG nationale des AT France à ANNECY, l’examen des dossiers en cours, la manifestation antinucléaire de CHERBOURG, l’organisation du débat sur l’amiante du 21 février salle Yvette MARTINET.
La lettre ouverte de Lac d’Annecy Environnement à Pierre HERISSON
A la suite de la réunion du Comité de développement de la région Rhône Alpes du 6 janvier, au cours de laquelle Pierre HERISSON tentait de faire fléchir La Région Rhône Alpes pour obtenir son financement pour la cale sèche de SEVRIER - Réunion à laquelle les AT furent innocemment oubliés d’invitation -, Alain MOYSAN a adressé, au nom de LAE le courrier ci-après au Sénateur Maire sévriolain, le 17 janvier 06.
Monsieur le Président,
Permettez-moi par la présente de revenir sur le
déroulement et le contenu de la réunion du 6 janvier.
Bien que cette réunion ait eu pour but d’éclairer et de
justifier l’objet et les éléments constitutifs du projet
de cale sèche de Sévrier, il est clair que les
participants sont restés sur leur faim.
Vos très longues interventions, d’abord pour
insister sur le fait que le sujet central de la réunion était le financement de la cale sèche puis
revenant sans cesse sur les mêmes
arguments, se sont contentées d’affirmer la
nécessité de la réalisation du projet sans
en démontrer le bien fondé et sans
produire l’ombre d’un document.
Il semblerait que lorsque l’on parle du financement d’un projet, la moindre des choses est de produire un document où tous les éléments du montage financiers sont exposés d’une façon claire : le coût du projet, d’où vient l’argent, comment est-il remboursé, le montant des intérêts, un tableau d’amortissement, les établissements bancaires intervenants etc.
Nous n’en avons pas appris davantage sur la capacité juridique du SILA à assurer la mise en oeuvre et le gestion du projet.
De même, vous avez rejeté sans examen les objections présentées et refusé de répondre avec netteté aux questions pourtant précises que j’ai posées au nom des associations que je représentais, c’est à dire : l’Association Lac d’Annecy Environnement, la FRAPNA et les Amis de la Terre.
Ainsi, il n’y a pas eu de réponse quant à une éventuelle étude sur l’impact environnemental (paysager, faune, flore, courants lacustres) de la cale sèche sauf à s’entendre répondre que celleci pourrait être démontée facilement si nécessaire. C’est exact, bien sûr pour les parois de la cale constituées de palplanches, mais pas un mot sur le radier de béton de 67 mètres par 15 et les 32 piliers de béton plongeant également très loin dans le sol et assurant la stabilité du radier. Pas de réponse non plus à la question de savoir si une étude avait été faite pour déterminer les éléments du slipway actuel qu’il serait nécessaire de remplacer afin qu’il puisse continuer à fonctionner et sur le coût de l’opération pour le mettre en parallèle avec le coût du projet de cale sèche. Enfin, la proposition de cale sèche provisoire faite par notre association a été rejetée sans qu’il y ait eu le moindre souhait d’examen de cette possibilité qui permettrait pourtant à la collectivité de faire d’importantes économies et d’éviter les aléas liés à l’absence totale d’expérience en la matière. Un dernier point d’interrogation demeure avec la possibilité d’avoir sur ce site un chantier naval puisque l’appel d’offres de la Préfecture pour la délégation de service public fait explicitement référence à la construction de bateaux. Bien entendu, une telle hypothèse n’a jamais été évoquée à aucun moment des réunions du SILA et l’enquête publique exclut fermement cette hypothèse.
Pour terminer cette lettre, je tiens à vous dire à quel point j’ai été choqué par le ton désinvolte et condescendant que vous avez utilisé à l’adresse de ceux des Conseillers Régionaux coupables d’émettre un avis ou de poser une question, de même que le ton franchement méprisant employé pour répondre aux interrogations légitimes des associations. Là où la Région avait proposé une table ronde afin de dégager une position consensuelle, cette réunion n’a été, en fin de compte, qu’un semblant de concertation où, monopolisant le temps de parole, vous n’avez laissé aucune place au dialogue.
Tout au plus avons-nous appris que les emprunts faits et la participation financière de la Compagnie des bateaux seraient garantis par des établissements bancaires mais il n’a pas été possible non seulement de démêler qui payait quoi et comment, mais encore, et cela me paraît singulièrement ennuyeux, de connaître le coût exact de la cale sèche.
Alain MOYSAN
Président ALAE
Politique des déchets, Raffaray, incinération, Vincent Nouzille et Conseil Général de la Haute Savoie,...
La question des déchets est d’une importance capitale : elle symbolise à elle seule le mode de développement que nous souhaitons, celui de l’immédiateté, du gaspillage et du mépris de l’avenir ; ou celui de la sobriété, du durable, et de la préservation des chances laissées à nos descendants. C’est donc un excellent indicateur de l’engagement réel des élus que l’on peut juger leur engagement concret dans le développement durable.
La conférence de Vincent NOUZILLE du 19 janvier 06 dont il faut lire le livre « les empoisonneurs » a été un moment fort de l’information de la population sur les dangers méconnus des pollutions invisibles que sont les intoxications professionnelles au-delà du seul cas de l’amiante (au fait où en sont les poursuites pénales pour avoir exposé des salariés à l’amiante sur le chantier du Tribunal d’ANNECY ?), mais également des dioxines émises par les incinérateurs en particulier. Vincent nous raconta qu’à BOURGOIN JALLIEU, le SIVOM veut construire un incinérateur de 176.000 tonnes alors que le commissaire enquêteur estime le « besoin » à 100.000 tonnes. Qu’à cela ne tienne, les élus se sont accordés le Permis de construire et les travaux débutent alors que l’autorisation d’exploiter l’incinérateur n’a pas été donnée par le Préfet. Comment peut on justifier une parelle gabegie après la catastrophe de GILLY SUR ISERE.
La même opération se prépare en 74 avec le projet d’extension de l’usine d’incinération de MARIGNIERplan. Alors que cette usine est fermée car le SIVOM de CLUSES n’a pas été capable de respecter le délai de mise aux normes du 28 décembre 2005, le Plan départemental d’élimination des déchets de la HAUTE SAVOIE a prévu son extension. Or, on sait maintenant, que l’usine de CHAVANOD du SILA est durablement surdimensionnée, et qu’elle le sera de plus en plus si les collectivités territoriales concernées continuent sincèrement de développer le tri sélectif. Au moins 20.000 tonnes/an sont en excédent. On brûle aujourd’hui à CHAVANOD des déchets d’ALBERTVILLE, de MARIGNIER et de CHAMBERY.
Pour tout cela, il faut du secret.
En particulier au sein des Commissions locales d’information et de sécurité, chargée normalement d’un suivi citoyen des usines. Celle de CHAVANOD ne s’est pas réunie pendant des mois, et celle de MARIGNIER du 30 novembre 2005 montre que les représentants associatifs ne reçoivent pas les documents avant la réunion ; et que l’usine rejetait 1,72 nanogramme de dioxines, soit 17 fois la valeur limite de 0,1 ng...
Devant cette politique insensée, le Conseil général de Haute Savoie, qui a maintenant la compétence Déchets ne fait rien. Au contraire, s’agissant des centres d’enfouissement technique de classe 2, le Conseil général semble faire machine arrière et ne propose plus rien, même pas une réunion avec les associations qui la réclament pour faire le point. En revanche, le Préfet a répondu à notre mémoire en demande d’annulation du Plan départemental d’élimination des déchets. Un mémoire en réplique sera prochainement adressé au Tribunal administratif de GRENOBLE. Dans l’ISERE, où le PDED fait également l’objet d’un recours, le Conseil général a immédiatement relancé la consultation en vue d’élaborer un nouveau plan plus conforme à l’objectif « zéro déchet ». En HAUTE SAVOIE, rien de tel Pour la bonne bouche, gardons le dossier du Raffaray, cette décharge abandonnée par le SIVOM de SEYSSEL sur un ruisseau qui se jette dans le RHONE. GRâce à notre pression, une étude de réhabilitation a été conduite, dont nous n’avons pas encore la copie malgré nos demandes répétées. Une indiscrétion chiffre le coût de la réhabilitation entre 300.000 et 2,5 millions d’euros !
Voilà le prix des politiques menées par les prédécesseurs de nos élus d’aujourd’hui : les « nouveaux » ont-ils pris la mesure de ces errements ?
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : de pire en pire
Les experts de la NASA « Institute for Space Studies » ont conclu que « 2005 partage avec 1998 le titre d’année la plus chaude depuis plus d’un siècle ». Depuis 1900, la hausse générale des températures est de 0,8 °, mais surtout .
L’UMP va tenter d’utiliser ces chiffres catastrophiques pour justifier de la relance du programme électronucléaire en France. Il s’agira d’une bataille essentielle pour l’environnement en 2006, où il va falloir que nous convainquions nos concitoyens que le nouveau réacteur EPR n’est pas la solution adaptée pour lutter contre le réchauffement climatique.
Le réseau « Sortir du nucléaire » lance une manifestation mi avril à CHERBOURG. Il nous faudra relayer cette action même si cette destination est bien lointaine depuis la HAUTE SAVOIE.
La Baleine des Lacs - n°18- 30 Janvier 2006