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Calendrier :
Autoroute A 41 : Connaissez vous l’adresse d’un juge ?
Dans la BALEINE 37, nous vous indiquions que le juge des référés du Tribunal administratif de GRENOBLE s’était déclaré incompétent dans notre 3° référé, au motif que la déclaration d’utilité publique avait été signée du premier ministre (merci JOSPIN et GAYSSOT !) et que cela relevait donc du Conseil d’Etat... que nous avons saisi... Et qui nous répond par retour de courrier qu’il est incompétent puisque le recours gracieux a été déposé auprès du préfet de la HAUTE SAVOIE... Question : si ni le TA, ni le Conseil d’Etat ne sont compétents, qui l’est ? Les AMIS DE LA TERRE sollicitent donc tous les juristes et les poétes pour leur indiquer le nom du juge qui acceptera de juger ce dossier explosif....
Nous pointions dans ce recours en particulier le danger de pollution du captage de la DOUAI. Et bien c’est fait ! L’union locale des consommateurs de CRUSEILLES vient de saisir à son tour le TA car ils ont découvert une pollution de l’eau du captage inconnue avant le début des travaux de l’autoroute... Et cela ne sera rien quand un camion de produits chimiques se répandra sur la chaussée, que l’on y épandra des quantités de sel pour éviter le gel, ou que le gasoil s’infiltrera dans le massif calcaire au NOIRET dans la fameuse tranchée couverte non couverte.
Ce monde marche sur la tête, mais Bernard ACCOYER et les élus qui le soutiennent s’en moquent !
Gros succès de la conférence d’Eric PETIOT sur les alternatives aux pesticides
Les AMIS DE LA TERRE et leurs partenaires ont été récompensés de leurs efforts par l’affluence des participants à la réunion du 16 janvier : 300 personnes attentives et ravies de l’exposé d’Eric PETIOT qui a enthousiasmé la salle par sa compétence et son bon sens... Nous espérons le même succès avec le débat contradictoire sur les OGM .
Une revue qui gagne à être connue ECOREV’
Des revues d’écologie politique, on ne peut pas dire qu’il y en ait pléthore en FRANCE. D’où l’intérêt de la revue ECOREV’ qui alimente le débat sur toutes les facettes de la petite planète de l’écologie politique. Deux numéros en particulier à vous inciter à découvrir. Le n°21 sur « Les Figures de l’écologie politique », de Ivan ILLICH et Herbert MARCUSE à Solange FERNEX au LARZAC puis à Pierre RABHI, c’est à un panorama de l’écologie en FRANCE que l’on est invité à contribuer, autour de débats ou de portraits, comme celui de René DUMONT
Quant au n° 22 sur « SURVIVRE AU CAPITALISME », il contient notamment des articles lumineux de Jean Pierre BERLAN, directeur de recherche à l’institut National de la recherche agronomique (INRA) sur la semence TERMINATOR et sur les tentatives répétées de brevetabilité du vivant, et alerte sur la protection de la gratuité : il rappelle que « les êtres vivants commettent un crime impardonnable : ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours. » http://ecorev.org
KOKOPELLY, semences anciennes
L’association Kokopelli défend, promeut, conserve les semences de variétés anciennes depuis de nombreuses années. Forte de 5500 membres, l’association Alésienne cultive, par le biais d’une douzaine de producteurs et de ses membres, plus de 2.000 variétés de fleurs, céréales et légumes anciens ; ce qui fait d’elle le plus important réservoir génétique français qui soit accessible à tous. Sur ses fonds propres, Kokopelli collecte, conserve, multiplie, les semences, héritées de 10.000 ans de sélection familiale constituant le plus ancien et peut-être un des plus précieux des patrimoines communs à l’ensemble de l’humanité.Au mois de mars 2006, Dominique Guillet, président de l’association Kokopelli, a été relaxé par le tribunal d’Alès, du chef d’accusation : « vente de semences non inscrites ».
La Cour d’Appel de Nîmes,vient d’en décider tout autrement par un arrêt du 22/12/2006. Il est important de noter que Monsieur l’Avocat Général avait, à l’audience, demandé la relaxe de Dominique Guillet et considéré que l’appel n’était pas recevable, puisque pas effectué devant la bonne cour…
Au mépris des actuelles directives européennes, Madame la Présidente s’est appuyée sur un texte pétainiste qui régit la commercialisation des semences. Un texte vichyste permet encore aujourd’hui de condamner un citoyen oeuvrant pour l’alimentation des générations futures !!! A l’heure où nos « responsables » politiciens s’enflamment pour la biodiversité en danger, pour l’écologie, érigeant en écosalvateurs Al Gore et Hulot, le plus sacré de nos biens est pillé, spolié, séquestré. La maison brûle, le grenier est plein des semences des années futures et le gouvernement, non seulement, ne regarde pas ailleurs, mais alimente le brasier, pour le plus grand profit des multinationales de la semence et l’intérêt financier d’une infime minorité.
Notre patrimoine semencier sert en effet, à notre insu, de base génétique à la création brevetée des hybrides (supercherie sémantique) et des OGM (chimères génétiques). Nous sommes dépossédés de nos racines, de notre culture, par le lobby des groupes semenciers.
Nul doute qu’une telle dérive va être à l’ordre du jour de la création de l’ONU-Environnement, organisé par notre Président de la République, les 2 et 3 février prochains. Comment peut-on se soucier d’environnement, sans prendre en considération le devenir alimentaire de la planète ? « L’appel de Paris » sera en faveur des semences anciennes, puisque reproductibles dans le champ du paysan, dans le jardin du maraîcher, garantes d’une adaptation aux perturbations climatiques et à l’arrivée du Peak Oil. Contrairement aux technologies semencières « modernes », totalement créancées pour être dépendantes du pétrole.
L’Etat Français soutient des structures privées
d’annexion du patrimoine et la justice française
cautionne l’Etat dans ses dérives.
En effet, la directive européenne 98/95 permet la
création d’une liste de conservation des semences en
risque d’érosion génétique. La France a transcrit cette
directive, mais ne l’applique pas. En condamnant
Kokopelli, l’état français exprime le dédain et le
mépris avec lequel il traite la diversité génétique
transmissible. La France, régulièrement sanctionnée
par l’Europe pour non-respect des décisions
communautaires (dernièrement encore, non
transcription de la 2001-18, relative aux OGM),
préfère gaspiller l’argent des contribuables en payant
des pénalités, au lieu d’anticiper en favorisant la
répertorisation de notre patrimoine génétique cultivé.
Kokopelli assure une mission de salubrité publique.
L’association devrait bénéficier, comme le prévoit le
Traité de Rome et la FAO, de subsides publics.
Cette évidence n’est pas la priorité de nos dirigeants : au lieu de prévoir (pour une fois) et d’investir de façon cohérente dans une véritable dotation au futur, la justice française préfère réprimer de façon inique et inconsidérée. Les fruits des semences anciennes sont plébiscités par nos concitoyens et les professionnels : plus de goût, formes attrayantes, résistance aux maladies acquises par coévolution avec les facteurs pédoclimatiques, etc... Toutes ces raisons devraient inciter le gouvernement à reconnaître le travail de l’association Kokopelli, dont les graines répondent aux besoins multiples des jardiniers, paysans et consommateurs.
Nous n’avons nul besoin des technologies transgéniques : avec les semences de pays (anciennes), nous disposons de tout le matériel génétique nécessaire pour subvenir à nos besoins, au grand drame des marchands de nécrotechnologies. Il est temps de cesser de déléguer notre avenir à des scientistes ou à des groupuscules corporatistes. L’eau et les semences libres sont indispensables à notre survie. Les semences ne se suffisent d’aucun qualificatif, elles doivent ETRE, tout simplement.
L’association Kokopelli se fait un devoir de se pourvoir en Cassation et d’assigner l’état Français devant la Cour Européenne de Justice, de façon à obtenir l’application du droit pour les générations futures.Il est indispensable, en respect de la directive CEE 98/95, de constituer un répertoire de la diversité biologique cultivée existante pour lequel l’inscription doit être libre, gratuite et facultative.
En cette période de voeux et de bonnes résolutions, en cette période de promesses électorales (dont par expérience, on connaît l’assiduité de ceux qui les font, à les tenir…), il ne faut formuler ni voeux, ni promesses.
Il est un devoir incontournable : libérer les semences de vie et l’accès à celles-ci pour tous. Au-delà de la volonté de mainmise sur le vivant, dont font acte les multinationales, soutenues par l’état, nul n’a le droit d’imposer la génétique semencière de demain. Les hybrides ont montré leurs limites, les OGM (refusés par les 85 % des consommateurs) sont une faillite sanitaire et technologique. Les semences reproductibles, issues des variétés de population, constituent certainement, sur les acquis de 10.000 ans de recherche, une des grandes solutions d’avenir.
MASSIF DU SEMNOZ, Non au suréquipement !
C’est avec une réelle stupéfaction que les AMIS ont découvert dans la presse les projets d’équipement du SEMNOZ tels que les a présentés le Syndicat Intercommunal d’aménagement et de la protection du SEMNOZ (SIPAS). Le SIPAS propose rien moins que la création d’un second télésiège sur le versant nord côté BEUAGES, d’un chalet nordique sur le grand plateau et l’aménagement d’un circuit sportif et panoramique...
Il y a vraiment trop d’argent à gaspiller dans ce département pour que l’on envisage de construire un autre télésiège au SEMNOZ dont l’enneigement sera exceptionnel dans les années à venir, c’est promis ! Quant aux aménagements de promenade, ne peut on laisser le SEMNOZ aux alpagistes dans le cadre naturel qui est celui d’aujourd’hui ? Nous serons vigilants pour arrêter ces aménagements inutiles.
La BALEINE devient LA BALEINE des TROIS LACS Avec la création d’un groupe des amis de la terre en SAVOIE, autour de AIX LES BAINS dans un premier temps, la Baleine va maintenant devenir LA BALEINE DES LACS d’ANNECY, du LEMAN et du BOURGET. Vous y trouverez bientôt des informations sur la SAVOIE et en particulier l’aménagement du plateau du REVARD et le projet délirant d’un parc animalier soutenu par certains élus.
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La Baleine des Lacs - n°39- 5 FEVRIER 2007