Le Cadre d’investissement pour les énergies propres et le développement de la Banque mondiale répond à la demande que lui a faite le G8 de Gleneagles en 2005 de lutter contre le changement climatique et favoriser l’accès à l’énergie dans les pays pauvres. La réponse de la Banque est principalement d’investir 10 milliards $ en faveur des énergies conventionnelles : fossiles (charbon notamment), grands barrages et même énergie nucléaire (dans la 1ère version de sa proposition).
Pandoro Tri Kuswar des Amis de la Terre Indonésie estime : « Sont mises au panier l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables décentralisées, qui permettraient pourtant aux 1,6 milliards de personnes qui en sont privées d’accéder à des énergies propres, y compris dans les zones rurales où les réseaux énergétiques n’existent pas. La Banque ne rompt en rien avec le modèle conventionnel de production d’énergie, qui apportera davantage de pollution, de conflits et de corruption. »
Sébastien Godinot des Amis de la Terre France ajoute : « Si la Banque veut être crédible dans la lutte contre le changement climatique, elle doit avant tout cesser de subventionner les énergies fossiles. Or ces dernières représentent 90% de son portfolio énergétique, soit 2 à 3 milliards $ par an. Pour une insitution qui cherche à s’afficher comme la championne du monde de la lutte contre le changement climatique et des énergies renouvelables, c’est gravement incohérent. »
A l’occasion de la critique du nouveau Cadre d’investissement de la Banque mondiale, les ONG environnementales et de développement qui publient le rapport appellent les gouvernements et les insitutions financières à :
Contact presse :
Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre, 01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41




