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La Région Alsace primée par l’Europe

Depuis le début des années 2000, l’Alsace inscrit les questions environnementales au coeur de ses politiques en utilisant les dispositifs européens et nationaux de gestion de territoire.

Le 25 février 2008, lors de la première édition des RegioStars, prix européen pour les projets innovants de développement régional, l’Alsace était récompensée pour son programme Energivie.

Véritable fer de lance de la politique alsacienne pour des énergies alternatives, ce programme repose sur des actions de conseil et de formation aux professionnels et aux collectivités afin de les inciter à intégrer le bois, ou le solaire, dans leurs projets. Il comprend également la conduite d’études sur les nouveaux potentiels énergétiques régionaux (éolien, biogaz…) ainsi que des projets de recherche et de transfert de technologies. D’un montant total de 4,2 millions d’euros, Energivie a été cofinancé par l’ADEME et par le Fonds européen du développement régional. Les résultats sont probants : fin 2007, à l’issue de la première phase du programme, l’Alsace comptait 143 chaufferies à bois collectives, près de 20 000m2 d’installations solaires collectives et un volume de près de 45 000m3 de chauffe-eau solaires individuels, ce qui représentait, selon la Région, « une multiplication par 4 à 5 des équipements existants fin 2003 ».

Démocratie de proximité

Au niveau national, la loi de démocratie de proximité de février 2002, redéfinissant les transferts de compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales, a donné les prérogatives nécessaires à la région Alsace pour promouvoir une gestion environnementale de son territoire. C’est ainsi que le Conseil Régional d’Alsace a pu créer, en mars 2008, deux réserves naturelles régionales de près de 100 hectares chacune, les « Hautes-Chaumes du Rothenbach » et « la forêt des volcans de Wegscheid ».

Toujours dans le cadre de ses prérogatives territoriales, l’Alsace a récemment adopté un nouveau Plan régional d’élimination des déchets dangereux qui s’articule autour de la prévention ou la réduction de la production et la nocivité des déchets, l’organisation et la limitation de leur transport, leur élimination et leur valorisation, et enfin l’information du public.

Certes, l’ensemble des résultats de cette politique environnementale diversifiée ne s’appréciera que dans quelques années. Néanmoins, l’Alsace montre qu’il est possible d’allier, dans une démarche volontariste, préoccupations environnementales et dynamisme territorial, offrant ainsi un exemple à suivre.

> ODETTE KOBANA

Article issu de la Baleine 154, juin 2008.

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