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La SFI remporte le Prix de la pire consultation

25 avril 2005,

Alors que l’Assemblée Générale de printemps de la Banque mondiale s’achève, sa branche pour le secteur privé, la Société Financière Internationale (SFI), vient de remporter le Prix 2004 du « Pire processus de Consultation », décerné par la Plate-forme pour des Droits, Règles et Responsabilités. Le prix a été remis lors d’une réunion avec la SFI dans son siège à Washington. Les Amis de la Terre insistent lourdement sur le besoin de consultations crédibles de la société civile au Nord comme au Sud.


La concurrence était rude avec d’autres processus de la Banque mondiale, tant l’ensemble du groupe a l’habitude de consultations alibis. Mais la SFI s’est surpassée avec son processus de révision des normes environnementales et sociales, en cumulant des lacunes telles que personne d’autre ne l’avait osé.

La SFI a lancé en août 2004 une révision majeure de ses politiques sociales et environnementales, incluant sa politique de divulgation de l’information et ses standards de pollution. La révision est très fortement critiquée par la société civile, des investisseurs et même des industries et des banques internationales, à la fois du fait du processus de consultation lui même, et pour la nouvelle orientation de fond de la réforme, qui transforme les règles contraignantes de la SFI en normes flexibles et subjectives.

Dans un vote organisé par la Plate-forme pour des Droits, Règles et Responsabilités, qui réunit plus de deux cents ONG et investisseurs responsables, le Prix a été attribué à la SFI pour les raisons suivantes :

  •  le temps imparti aux consultations était grossièrement insuffisant - ce que la SFI a elle-même admis ... une fois le processus achevé
  •  les documents utilisés comme base des consultations régionales étaient incomplets
  •  la SFI a refusé que les ONG choisissent elles-mêmes leurs représentants aux consultations régionales
  •  les documents utilisés comme base des consultations régionales n’ont été traduits dans les langues régionales qu’au dernier moment, interdisant aux ONG des pays du Sud et de l’Est d’en prendre connaissance à l’avance
  •  la SFI refuse d’expliquer comment elle intègrera ou non les commentaires reçus
  •  la SFI refuse de rendre publique la seconde version de la révision
  •  aujourd’hui encore, certains documents clés ne sont disponibles qu’en anglais.

    La Banque mondiale doit prendre en compte les voix des populations locales qui sont supposées être ses « bénéficiaires ». Les Amis de la Terre ont exprimé depuis le début des propositions concrètes qui n’ont pas été prises en compte.

    Note Pour en savoir plus sur le processus de révision des normes de la SFI, cliquer ici ou voir www.grrr-now.org.