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DROIT DE REPONSE de Frédéric ZORY conseiller général socialiste de THONON
L’éditorial de Frédéric ZORY au Bulletin d’information sur le contournement routier de THONON avait été critiqué dans La BALEINE DES LACS n°36. Il a souhaité pouvoir y répondre. Nous publions bien volontiers son droit de réponse.
Si les raccourcis et les gros titres peuvent faire plaisir, si « se payer » un des rares élus socialistes du département peut permettre de mettre en doute l’attachement de ces mêmes élus aux questions environnementales, je ne suis pas persuadé que cela fasse vraiment avancer les justes attentes de nos concitoyens sur la question du développement durable.
Je veux bien que certains contestent l’utilité du contournement de Thonon et du désenclavement du Chablais mais je me permettrai simplement de rappeler ici que cette opération a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique qui n’a pas été pingre en réunions « publiques » de concertation. J’ai du assister à la quasi totalité de ces réunions et n’ai guère entendu de voix s’élever contre sa nécessité évidente ; les interrogations légitimes des Chablaisiens portant alors principalement sur la question du bruit.
Certes, à ce niveau des travaux, on ne peut nier l’impact de cette infrastructure sur la nature et ses paysages, notamment parce qu’il a été fait justement le choix d’enterrer la voie pour diminuer les nuisances sonores. C’est donc pour cette raison que j’évoquais dans l’article en question l’impact « réparateur » des travaux paysagers qui seront prochainement engagés sans chercher à justifier quoi que ce soit.
Par ailleurs, cibler ce seul point de mon action est quelque peu réducteur. J’évoquerai simplement ici mon travail sur de nombreux dossiers qui devraient permettre des relations plus sereines entre des défenseurs de l’environnement et un élu socialiste :
Certes, un engagement qui n’est que naturel pour un élu socialiste – et partagé avec d’autres collègues - qui peut s’apparenter à une politique de petits pas mais dont je suis persuadé qu’il porte ses fruits au quotidien.
Bréves observations
Bien entendu, il ne s’agissait pas pour les AMIS DE LA TERRE de se « payer un élu » en reprenant les termes de l’éditorial de
Frédéric ZORY ; encore moins Frédéric ZORY qu’un autre ; mais de souligner que le traitement environnemental d’une nouvelle
route n’est pas écologiquement satisfaisant. C’est la question de la priorité exclusive à la route par le Conseil général de la HAUTE
SAVOIE qu’il faut poser et pas celle des plantations qu’on y fait pour rendre le projet plus acceptable.
Une campagne des AMIS DE LA TERRE sur le recyclage des piles
Si vous êtes passés aux Nouvelles Galeries et à CARREFOUR en fin d’année, vous aurez pu croiser des militants des Amis de la Terre présentant la campagne sur le recyclage des piles. Les piles et accumulateurs usagés sont de loin les déchets les plus polluants de la consommation courante et symbolisent parfaitement la consommation jetable. Pour sensibiliser le grand public à cette question et à l’occasion de la Semaine de Réduction des Déchets, les Amis de la Terre lancent une nouvelle campagne nationale : « Stop aux piles, choisissons une énergie durable ! ».
En France, on estime que plus d’un milliard de piles ont été mises sur le marché en 2005, soit l’équivalent de 28 592 tonnes [1]. Selon l’ADEME, 70% de ces piles finissent dans la nature, en décharge ou incinérées. Pourtant, le décret n° 99-374 du 12 mai 1999 interdit depuis le 1er janvier 2001 de jeter les piles à la poubelle et oblige les professionnels, commerçants et fabricants à organiser la collecte, le tri et le recyclage.
Eliminées avec les ordures ménagères, les piles contaminent l’environnement en métaux lourds (mercure, cadmium, et plomb) dont les impacts sanitaires sont bien connus [2].
L’extraction de ces métaux cause également de graves problèm
es sociaux pour les communautés proches des mines et détruit les espaces naturels dans lesquels se trouvent ces ressources non renouvelables.
Les Amis de la Terre rappellent l’urgence de réduire la consommation de piles, et pour cela, continueront d’informer sur l’impact environnemental et social lié à leur usage, tout en favorisant les alternatives.
Selon Carolina Baldovino, chargée de campagne « Modes de Production et de Consommation Durables » aux
Amis de la Terre :
« La mobilisation des professionnels n’est pas suffisante pour que les piles soient recyclées. Ce qui compte
c’est de réduire au maximum leur utilisation, puisque les nuisances dues à la production, la dissémination
et le retraitement des piles sont considérables. On peut se passer de nombreux objets à piles. Il existe des
produits alternatifs qui fonctionnent à l’énergie énergie solaire, mécanique, etc. Leur usage doit se généraliser ».
[1] D’après les données de l’Observatoire des Piles et Accumulateurs, de l’ADEME.
[2] Pour plus d’informations, voir le rapport publié par le Sénat en 2001 : « Les effets des métaux lourds sur l’environnement et la santé » (http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-261.html)
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