« Les pays industrialisés qui ont contribué de manière disproportionnée aux changements climatiques doivent montrer l’exemple et réduire de manière radicale leurs émissions de gaz à effet de serre » rappelle Meena Raman. « Les 8 pays industrialisés les plus puissants – le G8 – émettent 43% des gaz à effet de serre alors qu’ils ne représentent que 13% de la population mondiale. C’est une injustice climatique alors que les impacts touchent le plus sévèrement les peuples les plus pauvres au monde. »
« Certaines technologies mises en avant pour contenir les changements climatiques, comme le nucléaire ou les arbres génétiquement modifiés, sont de fausses solutions car elles font peser des risques sur l’environnement ainsi que sur la santé et la sécurité. D’importantes réserves existent également en ce qui concerne la capture et le stockage de carbone ainsi que les agrocarburants. »
La priorité doit être donnée à l’efficacité énergétique (économies d’énergie) et aux renouvelables. Il est essentiel que les négociations sur la lutte contre les changements climatiques dans le cadre des Nations Unies pour l’après 2012 commencent dès la rencontre de Bali en décembre.
Les 27 et 28 septembre, l’administration Bush organise sa propre réunion sur les changements climatiques. La réunion des « économies majeures » (ou grands pays économiques) va regrouper 16 pays qui représentent environ 90% des émissions de gaz à effet de serre. L’administration Bush va probablement continuer à s’opposer à des objectifs contraignants en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Elle devrait, à la place, promouvoir des objectifs volontaires qui laisseraient les pollueurs continuer à dégrader la planète.
« Les Etats Unis doivent rejoindre le reste du monde dans la lutte contre les changements climatiques dans le cadre des Nations Unies au lieu de promouvoir des démarches purement volontaires qui ne permettront pas d’atteindre les réductions d’émissions de gaz à effet de serre nécessaires » indique Elizabeth Bast des Amis de la Terre US à Washington. « La réunion des « économies majeures » est une nouvelle tentative de l’administration Bush d’entraîner le monde dans la mauvaise direction pour la lutte globale contre les changements climatiques » ajoute t’elle.
Les Amis de la Terre et d’autres organisations seront présents le vendredi 28 devant le lieu de réunion des « économies majeures » avec des pancartes « mauvaise direction ».
Contacts presse :
A New York : Meena Raman, présidente des Amis de la Terre international – + 60 1243 00042
A Washington : Elizabeth Bast, les Amis de la Terre US - +1 202 641 7203
En France : Caroline Prak, les Amis de la Terre France - 01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43




