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La responsabilité de la Banque européenne d’investissement dans les grands barrages

Institution publique peu connue et très opaque, la Banque européenne d’investissement (BEI) est pourtant le premier bailleur de fonds international, avec 72 milliards d’euros de prêts en 2010 contre 57,8 milliards pour la Banque mondiale (BM).

La BEI est censée agir au nom des citoyens européens, mais il est très difficile d’obtenir d’elle les informations voulues sur les projets qu’elle finance ou s’apprête à financer. Aujourd’hui, plus de 12 % des activités de la BEI sont situées hors Union européenne (UE). Depuis 2003, la Banque européenne d’investissement a accordé près de 900 millions d’euros de prêts aux centrales hydroélectriques sous couvert de financer une énergie propre et durable.
Ce développement est particulièrement marqué pour la zone Afrique Caraïbes Pacifique (ACP), où 8 barrages ont été financés par la BEI sur cette période alors que, dans le même temps, elle n’a pas investi un euro pour l’éducation et la santé !

Or selon le traité de Lisbonne, les prêts de la BEI doivent contribuer dans les pays du Sud à la réalisation des objectifs de coopération de l’UE, à savoir la réduction et l’éradication de la pauvreté. La BEI se doit « d’évaluer ses prêts à l’aune de leur contribution en faveur de l’accomplissement des Objectifs du millénaire pour le développement et du développement durable ». Pourtant, la BEI juge principalement les projets sur leur rentabilité et se contente des études d’impacts fournies par les promoteurs pour approuver ces projets.

Est-ce l’approche que l’on est en droit d’attendre de la part de la banque publique de l’Union européenne ?

Voici quelques investissements controversés de la Banque européenne dans les grands barrages :
- Le Grand Inga en République démocratique du Congo
- Le barrage de Bujagali en Ouganda
- Les projets Gilgel Gibe en Ethiopie

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