La simplicité volontaire consiste à s’écarter du courant dominant qui laisse croire que c’est en consommant, en se procurant des biens, en possédant de plus en plus qu’on peut être plus heureux et répondre à ses besoins. Or la plupart de nos consommations ne répondent pas à ceux de nos besoins qui nous permettraient de nous épanouir.
La consommation effrénée à laquelle nous appellent de concert nos dirigeants politiques et les divers messages publicitaires dont nous sommes abreuvés entrainent de nombreuses conséquences sur nos vies comme sur la planète.
Au niveau individuel, la tendance à la surconsommation produit de la frustration, de l’aliénation et conduit à prélever du temps sur les situations favorisant le bonheur, comme les relations avec la famille et les amis. La santé même est fragilisée par le mode d’alimentation, le stress ainsi que la pollution qui en découlent.
Cette même surconsommation génère aussi une crise grave du milieu de vie qui garantie la vie humaine : chute de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles et pollutions multiples qui provoquent l’effet de serre et contaminent l’eau, le sol et l’air. La capacité de la Terre à absorber le résultat de notre consommation est amplement dépassé.
Dans ce contexte, la simplicité volontaire propose de faire le choix de s’attacher à des valeurs essentielles : privilégier l’être par rapport à l’avoir, la qualité par rapport à la quantité, la solidarité par rapport à l’individualisme, la participation par rapport à la compétition et l’autonomie par rapport à la dépendance.
Débat le 14 octobre 20h à la salle du Sénéchal, 17 rue Rémusat à Toulouse.