Depuis quelques années, après les labels allemands (Passivhaus) et suisses (Minergie), les labels concernant l’habitat écologique se sont multipliés en France. Les particuliers ont du mal à s’y retrouver, tout comme les professionnels, les banques et les collectivités. Les associations à l’initiative de ces labels fournissent un travail de grande qualité. Pourtant, dans la mouvance actuelle, d’autres labels voient le jour, créés par des associations d’industriels soucieux d’écouler leurs produits. Il faut donc se méfier des labels non officialisés.
Labels HPE et BBC
Un arrêté du 8 mai 2007 a enregistré cinq labels officiels qualifiant la performance énergétique des constructions et des rénovations de bâtiments. D’une part, il existe quatre labels HPE (Haute Performance Énergétique) dont les critères sont définis. Des modalités minimales de contrôle ont également été déterminées et sont indispensables au respect des conditions établies. Le label HPE correspond à une consommation conventionnelle d’énergie au moins inférieure de 10 % à la convention de la RT 2005 (réglementation appliquée à toutes les constructions neuves). Le label THPE (Très Haute Performance Energétique) correspond à une consommation inférieure à 20 % de la RT 2005. Les labels HPE EnR et THPE EnR (Énergies Renouvelables) garantissent un taux élevé de fourniture énergétique par des sources renouvelables. Ces quatre labels ne constituent en réalité qu’un petit plus par rapport à la réglementation actuelle et seront bientôt obsolètes.
D’autre part, il existe un cinquième label, beaucoup plus ambitieux, proposé par l’association Effinergie pour le neuf : le BBC (Bâtiment Basse Consommation). Ce dernier fixe la performance énergétique du bâtiment neuf à 50 kWh/m²/an, alors que la réglementation thermique ne préconise qu’environ 100 kWh/m²/an. Ce label répond donc aux nécessités qu’entraîne l’engagement du gouvernement français de diviser par quatre ses émissions GES d’ici 2050.
Attention à la HQE
Enfin, on entend souvent parler de la démarche HQE : la Haute Qualité Environnementale. Il ne s’agit nullement d’un label, mais bien d’une démarche volontaire de la part du maître d’œuvre souhaitant réaliser une construction écologique. Le cahier des charges comprend 14 cibles. Le maître d’œuvre doit s’engager à s’inscrire dans la démarche de sept de ces 14 critères. Un exemple : une des cibles consiste à avoir recours à des matériaux à faible énergie grise – celle que nécessite sa fabrication. Le constructeur doit faire des efforts, mais il n’y a ni objectif chiffré, ni contrôle. Il ne faut donc pas confondre label et démarche HQE.
www.renovation-ecologique.org : le bon réflexe !



