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Lac d’Hossegor : l’Ifremer en remet une couche

Photo le Lac en 1958, le sable ne gênait pas à cette époque

Alors qu’une campagne publicitaire dispendieuse est faite par le porteur de projet, l’Ifremer en charge de la surveillance de la qualité du lac d’Hossegor publie 3 documents détaillant la pollution du lac d’Hossegor. Documents accablants pour le porteur de projet qui s’enferme dans la négation de la pollution des sédiments dragués du lac.

Sédiments qu’il veut déposer sur une plage très fréquentée de Capbreton, pour obtenir un financement majoritaire du dragage au non d’une restauration marginale et illusoire du trait de côte.

Ces trois documents confirment si besoin en était les informations des Amis de la Terre. Ils contredisent par là même l’affirmation du porteur de projet sur la propreté des sédiments du lac. Voici la référence de ces trois documents :

Référence 58766, paru en juillet 2018 Référence 56695, paru en mai 2018 Référence 54206, paru en janvier 2018

Nous ne reviendrons pas ici sur la composition plus ou moins vaseuse des sédiments dragués.

Nous ne cessons de le répéter, le lac est pollué par des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), mais également par du chrome, du nickel, et peut être du TBT (Tributylétain).

L’Ifremer est en charge de la surveillance de la qualité de l’eau via la DCE (Directive Cadre sur l’Eau). Elle surveille pour le lac d’Hossegor :

La qualité des eaux de baignade La qualité des huitres produites

Dans le cadre de cette action, elle utilise trois révélateurs de pollutions :

L’eau Le Biote (les polluants contenus accumulés dans les huitres du lac) Le sédiment

Depuis plusieurs années, l’Ifremer déclasse l’eau de baignade d’un cran pour cause de pollution des sédiments par les HAP. Elle indique la présence de TBT dans les huitres, TBT qu’il est impossible de mesurer actuellement dans les sédiments par manque d’outil suffisamment précis.

Un arrêté préfectoral interdit tout ramassage en vue de consommation de coquillages dans le lac et impose le passage suffisamment long en purification des huitres d’élevage avant commercialisation Données du porteur de projet

Lors des deux enquêtes publiques, l’Ifremer a demandé au porteur de projet d’exprimer ses résultats d’analyses en valeurs normalisées OSPAR.

L’Ifremer précise : " Les valeurs ERL et EAC sont les seuils en dessous desquels on ne peut s’attendre à aucune influence du sédiment déversé sur la biodiversité marine ". Toutefois, il est précisé que la procédure OSPAR fonctionne " sur les atteintes directes à chronique, mais ne permet pas de diagnostiquer les risques à long termes, ou en matière de cancérogenèse, de génotoxicité, et de perturbation endocrinienne, ou d’effet combiné " (cocktail). Le protocole est dévolu au biotope marin, et non à la santé humaine.

Bien entendu, le porteur de projet n’a jamais donné la représentation des résultats sous forme OSPAR, et encore moins OSPAR normalisé. Nous l’avons fait et les résultats sont ici pour les sédiments dragués.

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