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Le business des engrais : destructions en toute discrétion

La crise climatique - et plus largement la crise environnementale - que nous traversons est générée par des modes de production et de consommation insoutenables, particulièrement dans les pays les plus industrialisés. Le phénomène d’industrialisation à outrance s’est étendu aux systèmes agricoles et alimentaires, avec une concentration du secteur agricole industriel. Les conséquences environnementales (et a fortiori climatiques) de cette industrialisation sont majeures. Le recours massif aux intrants de synthèse (pesticides et engrais) ainsi qu’à la biotechnologie (comme les OGM) sont des emblèmes de l’industrialisation de l’agriculture.

Marqueurs-clés de la Révolution Verte et de l’accroissement de la production agricole mondiale, les engrais de synthèse posent des questions de santé environnementale majeures depuis de nombreuses années.

Depuis les années 1960, le recours aux engrais chimiques par le secteur agricole a été multiplié par 9. Pour les produire, l’agrochimie utilise d’énormes quantités d’hydrogène produit à partir d’énergies fossiles (en particulier le gaz) qui sont à l’origine d’émissions de CO2 et de méthane. Lors de la fabrication et de l’utilisation des engrais chimiques, un gaz au pouvoir réchauffant 265 fois supérieur au C02 est aussi émis dans l’atmosphère : le protoxyde d’azote.

Émissions de gaz à effet de serre, particules fines, pollutions des eaux : les engrais chimiques sont un véritable cocktail nocif pour notre environnement. Il est urgent que les pouvoirs publics tiennent mieux compte de ces coûts pour la société en taxant davantage les pollueurs et en encourageant le développement des alternatives : plus de plantes légumineuses (qui n’ont pas besoin de fertilisants chimiques et qui peuvent nourrir d’autres plantes) et une meilleure gestion des engrais organiques (fumier, lisier).

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