
Le gouvernement nous avait dit : la première réunion entre les différents collèges se tiendra lundi 9 juillet. Le jeudi précédent, on nous informe que cette date est reportée. Et ce n’est pas la première fois depuis le début de l’organisation du grenelle que l’information a du mal à passer du gouvernement aux associations. Voilà déjà plus de 15 jours que le calendrier du Grenelle de l’environnement fluctue. Cela devient ingérable pour les organisations environnementales. Nous ne pouvons pas rester à la disposition d’un gouvernement pendant 4 mois.
Les Amis de la Terre participent aux négociations du groupe de travail Climat, et à la préparation des mesures pour le groupe de travail biodiversité. Cf article fonctionnement du Grenelle
Les ONG s’appuient en grande partie sur les coordinations d’associations déjà existantes, telle que l’Alliance Pour la Planète pour s’organiser. Ayant une certaine habitude du travail inter-associatif, les ONG ont rapidement mis en place un plan de travail. Nous proposerons vraisemblablement une trentaine de mesures qui s’appuieront sur les travaux de fonds de nos experts et le travail de terrain que nous menons depuis des années.
"Nous regrettons la sensibilité du gouvernement aux pressions des lobbies économiques et politiques qui ne veulent pas voir leurs plates bandes remises en cause par les impératifs écologiques. Cette sensibilité l’amène à revenir régulièrement sur ses engagements pris envers les associations environnementales, notamment en ce qui concerne les sujets du nucléaire ,de la capture du CO2 ou encore des OGM et des agrocarburants, et à transformer la mise en route du Grenelle en un immense cafouillage", sinquiète Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.
Il est très important pour nous que ce « Grenelle » reste une vraie négociation entre les différentes parties-prenantes. Ce sont eux qui doivent se mettre d’accord sur le plan environnemental à mettre en oeuvre, comme promis par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Devant les manquements dans l’organisation, nous nous inquiétons que le « Grenelle » ne se transforme en simple consultation. C’est ce qui s’est passé jusqu’à présent entre les ONG et l’Etat qui, seul, prenait la décision finale, prenant rarement en compte les propositions des ONG.
S’il advenait que le Grenelle que l’on nous a promis se transforme en simple consultation, nous nous verrions dans l’obligation de considérer l’échec de l’entreprise et de taper d’un coup fort sur la table (des négociations ?). Nous n’accepterons pas une pseudo-consultation supplémentaire. Nous ne sommes ni crédules, ni les pantins de décoration de l’Elysée !