Dernière miseà jour : 9 juillet 2005
1ère Rencontre Nationale des Associations Etudiantes de Solidarité Internationale organisé par « Etudiants & Développement »
Le développement durable est-il tolérable, soutenable, supportable ?
Dimanche 20 Mars 2005
Compte rendu : Atelier de débat critique
Association : Les Amis de la Terre.
Intervenant : Gilbert GOUVERNEUR , président Les Amis de la Terre - comité du Rhône
Les Amis de la Terre est une organisation internationale non gouvernementale (Ong). Elle se définie comme précurseur du mouvement écologiste en France. Elle fait partie des trois grandes structures internationales, qui aux côtés de Greenpeace et du Fonds Mondial de la Protection de l’Environnement (WWF) agissent en terme de lobbying.
Gilbert Gouverneur, souhaite avant de commencer son intervention nous informer qu’en France la charte environnementale vient d’être signée et adossée à la Constitution.
Introduction
Le titre de l’intervention s’inspire d’une question formulée au préalable par René Passet - économiste, membre du conseil scientifique d’ATTAC : « Le développement durable est-il tolérable, soutenable, supportable ? »
L’animateur propose de nous interroger sur les tenants et les aboutissants du développement durable, car nous formons la génération qui contribuera à le mettre en œuvre. Gilbert Gouverneur est de la génération « Mai 68 » et affirme qu’à ce titre, il a une expérience à nous communiquer, considérant qu’il est de son devoir de nous transmettre ce patrimoine.
Présentation rétroprojecteur. Diapo 1
72 pays composent le réseau international des Amis de la Terre. Le siège des Amis de la Terre International se situe en Hollande, alors que Les Amis de la Terre Europe sont basés à Bruxelles (Belgique)
Les Amis de la Terre International travaillent sur des campagnes autour de 3 axes :
Protéger la terre
Résister à la mondialisation
Agir pour d’autres solutions
Ces campagnes sont déclinées aux niveaux international, européen et national.
L’approche consiste à informer et sensibiliser le grand public sur les grandes thématiques de la protection de l’homme et de son environnement, dénoncer les excès de la société de consommation, puis de formuler des propositions alternatives notamment auprès des gouvernements, institutions et instances nationales ou internationales.
1er axe d’intervention : Protéger la terre
Protéger la terre, du changement climatique - de la montée du niveau des océans - de l’utilisation des OGM - de la perte de la biodiversité - de la déforestation - de la désertification - de la pénurie d’eau douce (eau/zones humides) - de la fonte de la calotte glacière (antarctique) - du nucléaire.
Aujourd’hui en France, pourrions nous subitement couper les compteurs d’électricité ? Les énergies alternatives ne sont pas disponibles en quantité suffisante faute de choix politiques inadaptés.
L’énergie éolienne est au stade de développement. Quant à l’éthanol et le diester leur utilisation se situe en phase de décollage.
Ne pourrions nous pas envisager comme au Brésil, de substituer en partie l’éthanol à l’essence ?
Dans ce cas, on se heurterait aux lobbyings pétroliers. De plus une Directive européenne bloque l’utilisation d’éthanol.
Au Brésil, l’éthanol remplace en moyenne à hauteur de 50% l’essence des voitures. En France, cette possibilité représente seulement 2,5% d’additif.
Un autre exemple, celui de la déforestation des forêts anciennes comme c’est le cas au Cameroun. L’exploitation durable des forêts doit s’assurer de leur régénération et faire vivre les populations locales de leur travail (traçabilité, commerce équitable) .
2ème axe d’intervention : Résister à la mondialisation
A la mondialisation des instances économiques, politiques et financières.
A la mondialisation des institutions financières internationales telles que le FMI - la Banque Mondiale - l’OMC - le G8.
Ainsi Les Amis de la Terre, Greenpeace et WWF sont dotés d’un statut consultatif dans de nombreuses instances internationales, telles que la Banque Mondiale ou le G8.
Ainsi, ces ONG peuvent donc énoncer leurs positions et faire entendre des revendications sociétales et environnementales.
A la mondialisation des multinationales.
Les 200 plus grandes multinationales se partagent un budget qui permettrait de faire vivre plus de 2,5 milliards d’individus.
Certaines multinationales contribuent encore au XXIè siècle à faire travailler des individus dans des conditions inacceptables d’esclavagisme, sans respect des conventions internationales comme par exemple les accords de l’OIT.
Il faut impérativement contester cette tendance à la mondialisation.
3ème axe d’intervention : Agir pour d’autres solutions
Cas de la dette écologique. Les multinationales viennent piller les richesses comme au temps la colonisation. Il faut exiger de ces entreprises qu’elles payent une contribution pour le remboursement des ressources naturelles.
Dénonciation de l’impérialisme latent qui menace les pays détenteurs de ressources fossiles.
Diapo 2. - Les grands défis sociétaux du XXIè siècle
Pourquoi parler de développement durable aujourd’hui ?
La société civile évolue et se retrouve face à des phénomènes qui représentent des défis majeurs pour le XXIè siècle.
Pauvreté et solidarité : Exemple du Tsunami et de l’importance des bénéfices réalisés par les récoltes de fonds.
(Il faut préciser que dans les pays du Sud avec moins d’argent on peut arriver à faire des choses extraordinaires, car le niveau de vie est différent, on vit mieux avec moins.)
Révolution du vivant, cas des OGM : Les OGM sont aujourd’hui peu maîtrisés et on est incapable de prédire les conséquences futures = danger potentiel
Menaces sur l’environnement : Depuis les débuts du processus d’industrialisation, on assiste au développement incontrôlé d’industries qui amène entre autres à une pénurie des ressources naturelles, (eau, pétrole et autres ressources fossiles).
Gilbert Gouverneur l’assimile à un phénomène de déshumanisation.
Dans le cadre d’actions humanitaires et des décisions politiques prises dans ce sens il est indispensable d’associer les citoyens en amont.
Diapo 3. - Problèmes majeurs environnementaux
De nombreuses études menées dans les années 90 concernant les problèmes environnementaux sont aujourd’hui largement vérifiées et on peut de plus mesurer l’accentuation des phénomènes évoqués.
Existe-t-il des possibilités de freiner ou de ralentir l’évolution de ces phénomènes ?
Nous pourrions commencer par modifier nos modes de consommations. Nous (= pays riches) gaspillons énormément et les problèmes que nous avons générés vont continuer à se développer. Nous sommes engagés dans de longs processus de destruction de la vie et il va falloir beaucoup plus de temps pour tenter de les stopper et peut être parvenir à revenir en arrière.
Dénonciation du processus de traitement politique d’un problème environnemental majeur
La 1ère période a une durée = 10 ans. C’est une période durant laquelle nous dénonçons et parlons publiquement d’un phénomène, par exemple les OGM. Face à nous, des scientifiques et autres acteurs qui nient ces affirmations.
L’objectif de cette 1ère étape est de faire reconnaître et valider les opinions.
La 2ème période, a une durée = 10 ans. Période pendant laquelle, les politiques et les institutions reviennent sur leurs positions et reconnaissent les fondements des critiques précédentes.
(Déjà 20 ans ont été perdus).
La 3ème période, a une durée = 10 ans. A ce stade émergent des revendications économiques et sociales afin d’atténuer et de lutter contre les problèmes évoqués précédemment.
Au total, il aura fallu plus de trente ans pour une prise en compte réelle et sérieuse d’un problème environnemental majeur énoncé par les Ong de protection de l’environnement.
Question de la salle :
« Concernant la désertification et l’avancée du désert en Afrique, aucunes solutions concrètes ne nous sont proposées. En effet en Afrique les politiques sont incapables de lutter ou de mettre en œuvre des programmes afin d’atténuer ce processus. Il en est de même en ce qui se réfère à l’effet de serre et à l’utilisation de véhicules obsolètes qui nous sont envoyés d’Europe pour être ensuite revendus sur le continent Africain. J’ai l’impression qu’aujourd’hui il n’existe pas de solutions concrètes. Pensez vous réellement que les politiques sont au courant et conscients de cela ? Et dans ce cas sont ils à même de pouvoir y remédier ? »
Réponse de l’animateur « WWF entre autres travaille sur des projets à ce sujet. Mais rien ne sera résolu par un coup de baguette magique. Le processus de compréhension est long et laborieux. Il s’avère difficile de convaincre les politiques car on se heurte à une divergence d’intérêts. Les objectifs des gouvernements et des populations locales ainsi que ceux des industriels ne sont pas cohérents. Prenons l’exemple de la Birmanie et de Total qui travaille en étroite collaboration avec le gouvernement, leurs intérêts sont évidemment différents de ceux des populations locales. »
Il faut convaincre les pouvoirs publics du rôle et de l’importance du développement durable et de l’éthique.
Diapo 4. - Les catastrophes naturelles
Vitesse de croisière technologique
1ère Accélération du flux
Accélération du rythme
Faut-il attendre une catastrophe naturelle majeure avant d’arriver à prendre des décisions efficaces ?
On se trouve face à une situation de paradoxe politique. Que faut-il faire, on traite avant, ou on attend une éventuelle catastrophe naturelle et on assume les réparations ?
Constat : la prévention coûte moins cher que la réparation du préjudice.
C’est à nous de dénoncer et de faire avancer les choix politiques.
Diapo 5. - Les catastrophes industrielles
Nous sommes confrontés aux mêmes problématiques que pour les catastrophes naturelles. Le développement des industries est à surveiller de près car les entreprises et les réseaux industriels sont de plus en plus complexes et peuvent devenir non maîtrisables.
Question de la salle
ces catastrophes industrielles ne seraient-elles pas le fruit du laxisme des gouvernements ? Et pensez vous que ce sont des problèmes qui doivent appartenir aux problématiques du développement durable ?
Réponse de l’animateur Oui et je les situe en amont des politiques de développement durable. Il est indispensable de maîtriser les industries, notamment les plus dangereuses et les plus polluantes Certains indices prévisionnels font état d’ une catastrophe nucléaire bien plus importante que celle de Tchernobyl.
Question de la salle J’adhère au principe de précaution mais le risque 0 n’existe pas. Si on parle de probabilité, on ne peut rien affirmer. Vous émettez des opinions sur lesquelles les scientifiques aujourd’hui ne donnent pas de réponses sures et définitives dans l’absolu.
Réponse de l’animateur Les écologistes membres de nos ONG sont des hommes du terrain, souvent des experts reconnus mondialement. Ils sont présents dans de nombreuses consultations politiques. Nous savons de quoi nous parlons.
En outre, il existe des lanceurs d’alertes. Ce sont des hommes très courageux, (à Lyon, par exemple les Amis de la Terre soutiennent le professeur Roger Santini) qui dénoncent des dangers potentiels d’une technologie ou d’une technique pour les communiquer à la société civile et aux Ong de protection de l’environnement. De nombreux scientifiques sont adhérents des associations de protection e l’environnement
Les positions écologistes peuvent donc être soutenues avec des études à l’appui.
Le mauvais exemple du débat sur l’énergie : dans le cadre d’une consultation gouvernementale sur les problèmes d’énergie, les grandes Ong écologistes ont été convoquées en souhaitant aborder l’ensemble du problème énergétique en France, y compris l’hypothèse de l’abandon du nucléaire. Lorsqu’on souhaite poser une vraie question politique, on nous fixe des règles du jeu nous interdisant d’aborder la question soulevée.
Nous sommes face à une absence de débat public sur les grands enjeux sociétaux et environnementaux qui nous concernent tous ! Dans d’autres pays d’Europe les Ong de protection de l’environnement sont reconnus pour être des experts, en France leur opinion est très peu prise en considération.
Question de la salle Pour en revenir à l’effet de serre, j’ai lu que d’ici à 2100 la température globale va augmenter entre 1.8° et 6°. Nous n’avons pas d’informations, on ne nous communique pas cette information pourquoi ?
Réponse de l’animateur Nous sommes formatés dans une sphère et conditionnés en permanence pour que nous ne nous préoccupions pas des problèmes qui vont arriver. L’élite est soi disant présente pour s’en occuper à notre place. Aujourd’hui c’est à nous de se sensibiliser. On doit se demander ce qui peut être fait pour aller vers un autre chemin.
Diapo 6. - Accords Multilatéraux sur l’Environnement
Quelles sont les vertus de la mise en œuvre d’un traité ? Comment réussir à le transposer au niveau local ? Comment transposer les directives européennes à l’échelon des pays ?
NB : Dans le domaine de l’environnement la France est régulièrement rappelée à l’ordre et doit souvent payer des amendes.
Diapo 7. -Détails des Accords Multilatéraux sur l’Environnement
Il s’agit ici des villes où ont été rédigés ces traités, par des gouvernements - des Etats. Chaque pays doit ensuite transposer ces accords, traités et conventions internationales dans leurs législations et réglementations nationales afin d’en assurer la mise en œuvre effective.
Diapo 8. - Définition officielle du développement durable
A l’origine on parle de « sustainable development ».
Puis la France a traduit ce concept par « développement durable » ce qui induit des connotations différentes.
D’où les différentes interprétations proposées dans l’introduction ; Le développement est il tolérable, soutenable ou durable ? Ce concept est un concept fourre tout et permet un trop grand nombre d’interprétations.
Et puis comment pourrions nous recadrer et réajuster la variable éthique par rapport aux besoins des générations futures alors qu’on ne sait pas ce qu’ils seront ?
Question de la salle Les pays du Sud n’ont-ils pas besoin de plus de développement durable que les pays du Nord ? L’Afrique ne serait-elle pas plus concernée par le développement durable que l’Europe ?
Réponse de l’animateur
La vraie question est quel type de développement voulons nous pour chacun d’entre nous ?
Est-ce un développement qui induit la notion de croissance économique ?
Ne devrions nous pas plutôt prendre le chemin de la décroissance durable ?
« Je ne veux pas vous donner de réponses mais je cherche plutôt à vous poser des interrogations, car nous sommes aujourd’hui des « sachant » et il nous revient de modifier nos comportements. »
question de la salle « Le développement durable n’a pas la même signification selon les pays et les localités dans lesquels il est appliqué. Chaque endroit à son mode de développement particulier qui lui est propre. »
réponse de l’animateur
Le développement durable repose sur trois piliers : Economique Environnemental social.
Il faudrait aussi focaliser sur l’aspect culturel.
Sa mise en place est évidement différente selon la position géographique. Mais le développement durable amène toujours à priori une question éthique. Ainsi les USA prétendent venir en aide aux PVD en leur fournissant des OGM ! Le Burkina-Faso a toujours refusé la pénétration des OGM sur son marché agricole. Même si les Burkinabé meurent de faim ils ont préféré dire non aux OGM !
Exemple du Golden Rice (= riz riche en vitamine A). On a mesuré que 9 kilos de ce riz sont nécessaires quotidiennement / personne, pour atteindre les apports énergétiques des portions alimentaires européennes. Dans ces conditions, à qui profite la consommation du Golden Rice ? Sûrement pas aux populations affamées !
Question de la salle L’utilisation des OGM sous entend la notion de tuerie, par le biais de la consommation et de leur utilisation dans l’agriculture. Ils intoxiquent les hommes et stérilisent la terre. Cependant il s’avère être difficile de se résoudre à faire un choix. Peut on prétexter l’utilisation des OGM juste pour ne pas mourir de faim ?
Intervention x, dans la salle Consommer 9 kilos de riz pour atteindre la base alimentaire d’un européen est démesuré. En Afrique peut être n’a t-on pas besoin d’égaliser ces équations. De même nous n’avons pas besoin de 1$/jour pour vivre bien. Ces estimations sont faites par l’Europe et pour les européens. Chez nous (Afrique) dans le Centre et le Sud du continent nous vivons de la nature, de la cueillette, de la pêche et de la chasse. Nous avons le soleil et des cases pour vivre. Critique de la notion de développement et d’une tendance à généraliser. L’Afrique peut se développer toute seule, elle n’a pas besoin de l’aide européenne et occidentale. Elle a besoin de biens d’équipements par exemple. Il suffirait de pouvoir les acheter et de les exploiter en interne. Idem concernant le Plan NEPAD, qui indique que nous aurions besoin de 60 milliards de $ / an. On les trouve où ? L’Afrique représente 24% du PIB mondial mais elle est paralysée par les multinationales qui ont un pouvoir puissant sur les populations. Cependant nous assistons à une prise de conscience des populations mais comment peuvent elles agir, face aux Etats africains en crise ? Nous avons des ressources, les étrangers veulent investir dans ces ressources mais nous devons résoudre nos propres problèmes et notre développement repose sur nos propres capacités. De plus on ne peut pas faire de généralité mais voir au cas par cas.
Chaque petite partie de l’Afrique à besoin de l’Afrique et l’Afrique à besoin de chaque petite partie.
Les Etats africains ne sont pas solides. Et les pays occidentaux profitent de ces faiblesses pour s’insérer et piller nos ressources. Puis vous arrivez avec vos OGM, vos surplus de riz et vos médicaments périmés. Vous repartez la conscience tranquille et nous donnez la sensation que vous nous venez en aide. L’Afrique se développera grâce à elle et par elle-même. Elle ne doit pas reproduire les erreurs de l’Occident. L’Afrique doit se développer mais pas à n’importe quel prix.
Diapo 9, 10 et 11.- Principe fondamental du développement durable C’est à nous d’agir.
Transversalité = Tout est lié à tout. Il est essentiel d’arriver à analyser et à décomposer les problèmes en sortant de nos modèles de références, car nous sommes formatés pour ne raisonner que sur un seul modèle. L’approche transversale permet de cerner un problème dans sa globalité. Il faut intensifier la participation du public et des citoyens, c’est à nous de nous exprimer.
Subsidiarité = Prendre les décisions au niveau le plus bas possible de la population. Il faut consulter et faire participer.
Diapo 12. - Objectifs critiques des politiques de développement et d’environnement
Peut on parler de croissance quand on parle de développement ?
La croissance raisonnée peut-elle être bonne si elle suit les principes du développement durable ?
Question de la salle Tout dépend de ce que l’on entend par croissance et surtout croissance pour qui ?
Réponse de l’animateur Il faut arriver à une modification de la définition de croissance. La croissance doit être qualitative et permettre de résoudre les besoins des plus démunis. Aujourd’hui la pauvreté est une cible prioritaire. C’est-à-dire ceux qui vivent avec moins de 2$/jour. Le seuil de pauvreté est mesuré à partir du PIB/habitant cependant il ne nous donne aucune indication sur le bien être social.
Quels sont les véritables indicateurs qui nous permettent d’affirmer si le développement est durable ?
Une réglementation récente , la loi dite « NRE » oblige les entreprises côtées en Bourse à rédiger des rapports de développement durable. Cependant il n’existe pas de modèle officiel, alors sur quoi se fonder ? Chacun y met un peu ce qu’il veut et donc chacun est persuadé de faire bien.
Le rapport Brundtland et les travaux de Rio 92 forment un socle de référence sur lequel s’appuyer. Ils définissent les objectifs du millénaire en relation au développement durable. Et réaffirment que le développement ne se résume pas à l’évolution de la croissance économique, mais qu’il reflète une approche plus éthique et morale.
La population mondiale tend à augmenter et ses besoins augmentent avec elle. Ce sont des problématiques auxquelles nous devons penser dès maintenant. A travers une lutte pour la préservation et la mise en valeur des ressources naturelles. C’est pour cela qu’il est indispensable de réorienter les techniques de production et de gestion. Il faut ouvrir des axes de réflexion sur l’environnement et le social.
Enfin on ne peut pas se développer sans paix. Il faut commencer par là. En élaborant un nouveau pacte social qui définisse l’avenir de la terre et celui de l’humanité. On ne peut pas s’attarder sur des axes purement économiques.
Diapo 13. - Les objectifs du millénaire -ODM
Les conventions internationales de Rio ou de Johannesburg définissent les champs d’application des objectifs du millénaire par définit l’ONU.
Une entreprise qui réduit ses déchets a normalement fait son travail, mais a-t-elle contribué à réduire la pauvreté ?
Dans les écoles on mange soi disant Bio sauf lorsque certaines entreprises vendent de la viande avariée, comme la presse vient de le montrer dernièrement. On constate donc que certaines entreprises trichent. Elles ne respectent pas la dimension environnementale et éthique à laquelle elles prétendent se soumettre.
La société civile doit imposer des exigences élevées vis-à-vis des entreprises,notamment en réclamant la responsabilité juridique contraignante de l’entrepise.
Aussi, je voudrais souligner le rôle primordial de l’éducation. Comment demander aux gens de planter une graine s’ils ne savent pas comment la cultiver ?
De plus le rôle de la femme est lui aussi non négligeable. Les femmes sont l’avenir des hommes. Ce sont elles qui procréent et enfantent. Alors pourquoi ne sont elles pas prises en considération dans certains pays ?
Intervention x le développement durable est un oxymore, on nous projette de la poudre aux yeux car réduire la pauvreté seulement de moitié est exaspérant.
Comment remettre en cause un système basé sur la société civile et la démocratie. Nos intérêts ne sont bien évidemment pas les mêmes que ceux des multinationales qui cherchent à défendre des intérêts privés contre des intérêts publics. Nous vivons dans une confrontation permanente.
Intervention x Nous sommes à l’origine de la déculturation des peuples primaires. Nous leur avons volé leurs héritages culturels.
Réponse de l’animateur Nous (les écologistes) sommes votre porte parole. Nous sommes , en quelque sorte, mandatés par la société civile. Nous sommes là pour vous interroger sur vos besoins puis transmettre vos revendications.
Concernant la représentativité nous ne sommes pas élus, et donc nous sommes confrontés à un problème de légitimité. Comment vous représenter sans être élu jusqu’où aller lorsqu’il n’y a pas de mandat officiel ? Quelles lignes défendre et quelles limites poser ?
Intervention x On parle de développement mais les populations sont souvent absentes. Ainsi durant l’élaboration du NEPAD, il n’y a pas eu de consultation de la population ni de la société civile. « Si vous faites quelque chose pour moi, sans moi, alors vous le faites Contre moi ».
Réponse de l’animateur Un autre problème auquel nous sommes tous confrontés est l’absence de Droit. Dans les domaines aussi sensibles que les enjeux sociétaux et environnementaux, il est créé au fur et à mesure mais n’est pas à la hauteur des attentes des citoyens.
Qui doit choisir ce qui convient pour le bien de l’humanité ?
Par exemple les chercheurs n’ont aucun pouvoir car leurs recherches et leurs découvertes dépendent des décisions des firmes qui les financent.
Intervention x L’égalité entre les sexes est difficile à atteindre. C.L. Strauss : « Cette pensée qui pense en nous et pèse sur nos épaules ». Parfois les traditions imposent de considérer la femme de telle manière que l’égalité des sexes devient difficile à atteindre.
Intervention x. Il ne s’agit pas seulement du cas de l’Afrique, en Occident aussi les femmes sont sous payées. En Afrique la tradition institue, changer le statut de la femme c’est changer une organisation sociale, provoquer des bouleversements et des conflits. La transition doit être faite petit à petit.
Diapo 14. - IDH
Les tenants de la décroissance. L’indicateur principal de la décroissance : L’empreinte écologique. Le principe de base de la décroissance : Passer du développement durable à la décroissance. Cependant les théories de la décroissance ne semblent pas encore suffisamment étayées.
Diapo 15.- Outils du développement durable.
Agenda 21 : Exemple dans la région Rhône Alpes : La convention Alpine représentée par l’Autriche - la France - l’Italie et la Suisse, élabore un système de gestion des montagnes communes à ces pays.
Comment mesurer cette empreinte écologique ?
A travers l’audit écologique et les reportings annuels des entreprises du CAC 40. On analyse le cycle de vie d’un produit depuis sa conception - création - réalisation jusqu’à son élimination.
Grâce notamment au concept de simplicité volontaire. Nous devons réfléchir à nos actes de consommation. Comment adhérer à ce concept ? S’informer, intégrer ces pratiques les mettre en pratique et le faire savoir autour de soi. Dans ce principe faire circuler l’information autour de soi, développer des réseaux et surtout agir en tant que citoyen.
Diapo 16.- Les parties prenantes
Nous sommes tous des parties prenantes.
Dans cette optique nous devons être capables de se responsabiliser et agir en tant que citoyens responsables.
NB : ce compte rendu a été réalisé par Amandine GOY ( école internationale 3A )
voir aussi l’article : "le développement soutenable"