
En contradiction avec les déclarations faites au Grenelle sur les autoroutes, l’édition du 26 octobre du journal Sud-Ouest, annonçait que le ministre des transports « Dominique Bussereau estime que l’autoroute A 65 Langon-Pau continue de se justifier ».
L’A65 est pourtant un vrai test de sincérité des déclarations du Grenelle :
Elle constituerait le plus gros chantier à venir en France (Sud-Ouest, 25 octobre)
Elle contient des enjeux environnementaux très importants, en grande partie ignorés lors de l’étude d’impact :
Carbone : les émissions de gaz à effet de serre liées au projet sont largement sous-estimées dans le bilan carbone
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Biodiversité : en plus de plusieurs zones Natura 2000, des espèces protégées sont menacées de destruction
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Elle a été jugée inutile par les experts des ministères de l’équipement, des finances et de l’écologie www.asso-arlp.org/debattre/index.ph...
Elle ne peut être justifiée par un trafic important
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Elle ne peut être justifiée par des problèmes de sécurité
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Il existe un scenario alternatif d’aménagement de la route existante qui permettrait de sécuriser les trajets de l’ensemble des usagers
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Si on prend Jean-Louis Borloo au mot, cette autoroute n’a aucune justification ni pour des raisons de sécurité, ni pour des raisons de trafic. De même pour Nicolas Sarkozy, si sont appliqués les deux principes qu’il a énoncés dans son discours du 25 octobre au projet d’A65, celui-ci devrait être abandonné du fait de son impact environnemental très lourd (« Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé ») au profit de l’aménagement de la route existante qui est l’alternative écologique proposée depuis sa création par l’ARLP (« Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. »)
Le lancement des travaux, au printemps 2008, de construction de l’A65 constituerait un reniement fondamental des déclarations faites lors du Grenelle. C’est pourquoi l’ARLP demande l’arrêt des études préliminaires et la réévaluation du projet à l’aune des nouveaux critères énoncés lors du Grenelle de l’environnement.
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