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Le « droit de réparer » émerge aux États-Unis

Devinette : votre téléphone tombe en panne et le seul réparateur agréé se trouve à plus de 10 heures de voiture [1]. Que faites-vous ?

  1. Vous prenez trois jours de congés pour apporter votre bien ?
  2. Vous envoyez votre bien par la poste en espérant qu’il arrive à bon port ?
  3. Vous tentez de le réparer vous même et vous perdez la garantie ?
  4. Vous militez pour le droit de réparer ?

L’association Repair a été fondée aux Etats-Unis en 2013, elle part du constat que les activités de réparation et de réemploi sont essentielles au tissu économique (3 millions de professionnels aux États Unis), mais qu’il existe un véritable « droit de réparer » à défendre face au verrouillage des appareils, à la non-disponibilité des pièces détachées ou encore au recours abusif à des systèmes de « réparateurs agréés ».

Elle rassemble notamment des entreprises du secteur de la réparation, des fabricants de matériel informatique, des ONG (dont la Silicon Valley Toxics Coalition) et diverses initiatives citoyennes, dont les passionnés de réparation, pourvoyeurs de tutoriels et de pièces détachées et d’outils du site Internet ifixit.

Repair s’est fixé comme objectif de lever les freins au réemploi et à la réparation à travers des actions en justice et la promotion de mesures législatives (en résumé en anglais) en prenant exemple sur la législation relative à la réparation automobile adoptée dans l’État du Massachusetts puis au niveau fédéral en 2012.

Pour en savoir plus (en anglais) : www.repair.org

[1] Tracteurs et iPhone : aux Etats-Unis, la bataille du « droit à réparer », Le Monde, 20 février 2017

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