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Le poids du bâtiment dans les émissions de GES françaises

25 avril 2007,
Par Cyrielle den Hartigh

Le secteur du bâtiment représente 25% des émissions françaises de gaz à effet de serre, juste derrière les transports. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) l’a précisé dans un rapport sorti le 29 mars 2007 : il s’agit du plus gros gisement d’économie d’énergies en Europe. Il s’uffit d’y mettre les moyens !

Nous savons aujourd’hui techniquement comment construire un bâtiment très faiblement émetteur, et rénover les anciens de telle sorte à les amener à une consommation inférieur à 50 kWh/m²/an pour le chauffage.


Mais le secteur du bâtiment n’est pas homogène. Nous observons de grandes divergences entre les bureaux et les logements, l’habitat social et privé, les pavillons et les immeubles... de même, les gaz à effet de serre émis par les bâtiments ont des sources bien différentes : le chauffage, l’eau chaude, les usages électriques spécifiques. Il est important d’avoir en tête ces nuances afin de savoir par quoi commencer pour réduire les émissions du poste bâtiment en France.

Par ailleurs, le secteur économique du bâtiment étant très important en France, il faut bien avoir à l’esprit que ne sont pas comptabilisées dans les émissions GES du secteur la part revenant à la fabrication des matériaux et aux chantiers (émission dûes à l’industrie) et celle des transports induits par le secteur du bâtiment (émissions comptabilisées dans la part transports).

Les 25% d’émissions de GES du secteur proviennent donc de l’usage même de tous les bâtiments : Logement pour les 2/3, bureaux, commerces et équipements. L’usage le plus émetteur est le chauffage hors électricité, puis tous les usages électriques (cf. schéma ci-dessous).

La répartition est un peu différentes lorsque l’on considère les consommations énergétiques au mètre carré (cf. schéma ci-dessous). Le chauffage y pèse proportionnellement encore plus. Dans les deux cas, pour réduire les émissions de GES et alléger les dépenses des habitants dûes à l’énergie, nous devons nous attaquer prioritairement au chauffage.

Source : CLIP, Club d’Ingéniérie Prospective Energie et Environnement.

En ce qui concerne les consommations des logements français, par m², et pour le chauffage uniquement, nous obtenons les chiffres suivants :

moyenne de tous les logements existants 210 kWh/m²/an
moyenne des logements construits avant 1975 328 kWh/m²/an
moyenne des logements respectant la RT 2005 85 kWh/m²/an
label Effinergie de 50 à 80 kWh/m²/an
Maison Passivhaus allemande 15 kWh/m²/an

Le label Effinergie a récemment été lancé en France afin de proposer un cadre pour ceux, professionnels et particuliers, qui souhaitent se lancer dans la construction ou la réhabilitation pour des logements faiblement émetteur de gaz à effet de serre. Un exmple à suivre !
La maison Passivhaus est une initiative allemande qui mise sur une isolation exeptionnelle afin de n’avoir quasiment plus besoin de chauffage.