Une évaluation indépendante, la Revue des Industries Extractives (EIR), a été commanditée par le président de la Banque mondiale suite à la demande du président des Amis de la Terre International en 1999, lors de l’Assemblée Générale de la Banque à Prague. Après deux ans d’analyses et de consultations, l’EIR a conclu fin 2003 que les projets d’industries extractives ne répondent pas au mandat de lutte contre la pauvreté de la Banque, et recommande l’arrêt du financement des projets par la Banque immédiatement pour le charbon et en 2008 pour le pétrole.
« Le plus beau cadeau que la Banque pourrait faire aux populations pauvres » estime Ricardo Navarro « est d’arrêter ses financements aux énergies fossiles et à l’extraction minière, et d’investir massivement dans le secteur des énergies renouvelables ».
Ricardo Navarro a offert à James Wolfensohn des dessins d’enfants de communautés affectées par des projets d’extraction minière à travers le monde entier.
La politique énergetique de la Banque mondiale est sous le feu de la critique depuis la publication du rapport de l’EIR. L’EIR démontre en effet que les projets d’industries extractives soutenus par la Banque ont détruit l’environnement, contribuent au changement climatique, affectent les minorités et appauvrissent les populations locales. L’EIR recommande en conséquence 20% d’augmentation par an des prêts de la Banque mondiale pour les énergies propres et renouvelables.
L’EIR a d’emblée beneficié d’un soutien massif et croissant de multiples acteurs dans plusieurs dizaines de pays. Vers la fin de son deuxième mandat, le président Wolfensohn devra répondre aux immenses attentes générées, ou décrédibiliser sa propre initiative et la capacité de la Banque mondiale à répondre aux défis qu’elle s’est lancés.
Contacts presse :
Sebastien Godinot, Les Amis de la Terre France, finance@amisdelaterre.org
Ricardo Navarro, Les Amis de la Terre International, 001 202 492 21 54 (portable)




