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Le réparateur : portrait d’un super héros du quotidien

Pourquoi vous êtes-vous tourné vers le métier de la réparation ? Cyril Charrin : Etant passionné d’électronique depuis mon plus jeune âge, je suis tout de même tombé dans ce métier de la réparation par hasard, lors d’un forum des métiers au lycée ou je faisais mon BEP d’électronique. Bac professionnel en poche, j’ai commencé dans le métier et par passion je ne l’ai jamais quitté, malgré les aléas que cette profession a subi.

Rencontrez-vous des obstacles dans votre métier ? Si oui lesquels ? La situation est-elle en train d’empirer ? Oui, il y a de plus en plus d’obstacles pour dépanner les produits. Les deux principaux sont la disponibilité des pièces détachées, et leurs tarifs excessifs. Mais dans l’obligation de s’adapter, nos méthodes d’approvisionnement des pièces ont évolué, comme des commandes directes de composants en Chine, puisqu’ils ne sont pas livrables en France, ou l’achat de pièces d’occasion pour pouvoir dépanner à un tarif raisonnable les produits.

Que souhaiteriez-vous voir mis en place pour soutenir la réparation ? Dans un premier temps une prise de conscience des fabricants pour que les produits soient réparables à un coût raisonnable. Le prix des pièces monte sans cesse, notamment celui des cartes principales. La deuxième serait une incitation pour la réparation, soit par une réduction de la TVA sur les réparations, soit par un crédit d’impôt. La troisième serait la possibilité d’avoir un fournisseur de pièces détachées d’occasion, un peu comme ce qui a été mis en place dans l’automobile, pour éviter que les carrossiers abandonnent des véhicules en épaves, à cause du coût excessif de la pièce d’origine neuve.

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