Cinq très gros camions de la commune de Tblissi ont été nécessaires pour embarquer l’équipement, la documentation et le mobilier de notre siège. Le personnel des Amis de la Terre Géorgie ne fut pas autorisé à entrer dans les locaux et surveiller la procédure. Ce n’est qu’à la fin de l’expulsion et avec l’intervention d’un avocat que le président des Amis de la Terre Géorgie, George Magradze fut autorisé à rentrer dans les bureaux. mais la majeure partie du mobilier et des équipements avaient déjà été saisie.
Le siège des Amis de la Terre Géorgie se trouve dans ces locaux depuis 1998 et les Amis de la Terre ont un bail en bonne et due forme jusqu’en décembre 2008. Malgré cela, la municipalité de Tblissi a dénoncé unilatéralement le bail et exigé des AT Géorgie qu’ils quittent les locaux dans un délai de 5 jours. Comme le bail était légal, les Amis de la Terre Géorgie, dans leur naïveté, se retournèrent vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits légaux. Qu’à cela ne tienne, la municipalité de Tblissi n’a pas attendu la décision de justice et a procédé, avec l’aide des forces de police, à l’expulsion des Amis de la Terre Géorgie de leur siège historique. D’autre part, le Tribunal, très proche des autorités municipales, a fait traîner l’examen et le traitement de l’appel, permettant ainsi à la police de procéder « légalement » à cette action illégale.
Il est important de rappeler aussi que le bâtiment en question est sous la protection de l’Etat à cause de sa valeur historique et architecturale. Cela n’a pas empêché les forces de police de fracasser toutes les portes et leurs ornements anciens, quant aux portes en fer, elles ont été découpées au chalumeau.
Les camions ont transporté l’équipement des Amis de la Terre Géorgie dans des lieux de stockage où la plus grande partie a été endommagée ou détruite. Pour les Amis de la Terre, cette action illégale représente une perte financière, matérielle et un préjudice moral énormes.
Les Amis de la Terre Géorgie demandent à toutes les ONG et différents réseaux de faire circuler cette information, d’informer leur gouvernement de cette violation des Droits Humains de base et ainsi de révéler le vrai visage des autorités géorgiennes. D’un côté, elles prétendent être démocratiques et orientées vers l’Union Européenne mais de l’autre, elles combattent toutes les forces qui aspirent à une vraie intégration dans l’Union Européenne et affirment qu’ils ne suffit pas de générer des revenus financiers en vendant les richesses naturelles du pays mais que la Géorgie a aussi besoin d’un DEVELOPPEMENT DURABLE.
Les Amis de la Terre cherchent maintenant un nouveau local afin de pouvoir continuer leur tâche mais pour cela nous avons besoin de retrouver des finances. En attendant, nous travaillerons de chez nous ou des bureaux d’amis. Nous comptons sur la solidarité du réseau européen des Amis de la Terre/Friends of the Earth qui sont et restent notre source d’inspiration et de d’énergie dans notre lutte.
Pour les Amis de la Terre Géorgie / Sakhartvelos Mtsvaneta Modzraoba : Georges Magradze

Tblissi : tournée de la tomate géante en 2004
Les Amis de la Terre Géorgie / Sakhartvelos Mtsvaneta Modzraoba ont fait un travail énorme d’information sur les OGM en Géorgie, non seulement auprès des citoyens mais aussi des media et des responsables politiques de leur pays. Ils participent aussi à des réunions avec leurs voisins en Arménie et en Azerbaidjan pour faire prendre conscience des dangers et des enjeux liés aux OGM. Pendant plusieurs années, les anciens pays du bloc soviétiques ont été la proie des expérimentations sauvages de nombreuses firmes de l’ouest notamment Monsanto. Aujourd’hui, l’action des Amis de la Terre Géorgie met leurs agissements en lumière….





