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Le tribunal administratif de Cergy Pontoise annule la Déclaration d’Utilité Publique de l’avenue du Parisis Est

Suite au recours mené par les Amis de la Terre Val d’Oise (avec Val d’Oise Environnement et SOS Vallée de Montmorency) pour le Collectif Vivre sans BIP, le TA de Cergy vient d’annuler la Déclaration d’Utilité Publique du projet routier de l’avenue du Parisis Est. Après la décision d’annuler l’arrêté de création de la ZAC du triangle la semaine dernière c’est un nouveau coup dur pour les grands projets inutiles du département.

La ferme Lemoine à Garges/Arnouville

Un projet daté

Pour rappel, il s’agit de la section Est de l’avenue du Parisis (en 2x2 voire 2x3 routières) de 5,5 km entre Bonneuil et Groslay.

Cette section de 150M€ doit à terme être complétée par la section Ouest de Groslay à Soisy sous Montmorency dans le cadre d’un bouclage complet de l’avenue entre l’A15 et l’A1 (coût total valeur 2012 : 500 M€ pour 11 km de voies).

Les associations ont régulièrement dénoncé les multiples atteintes à l’environnement de ce projet routier d’envergure dont l’origine remonte à 1937 :
-  Destruction de terres naturelles et agricoles (dont la Ferme Lemoine à Garges et Arnouville littéralement transpercée par l’avenue)
-  Accroissement des émissions de polluants alors que la région connaît des pics de pollution récurrents
-  Accroissement des émissions de gaz à effet de serre Et pointait son inutilité :
-  Besoins largement surestimés des déplacements vers la plate-forme aéroportuaire CDG
-  Absence d’activités économiques d’envergure desservies

A court d’arguments, le conseil départemental 95 justifiait l’avenue comme étant le meilleur moyen de désengorger les centres villes des communes traversées !

Des conditions de financement floues

Les 3 associations s’étaient appuyées dans leur recours sur plusieurs arguments dont une enquête publique lacunaire, une incompatibilité flagrante avec le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) et des conditions de financement très floues. C’est ce dernier moyen que le tribunal a retenu pour annuler la déclaration d’utilité publique sans pour autant contester les autres. En effet, le dossier d’enquête publique restait extrêmement évasif sur la façon dont le conseil départemental comptait financer ce projet de 150 M€.

Or même si ce sont in fine leurs impôts qui vont servir à la construction, les citoyens sont en droit de savoir quelles collectivités territoriales vont payer ce projet de route complètement obsolète. La région IdF a depuis, au travers de son plan anti-bouchon, promis de consacrer 40M€ au projet mais cette somme ne représente qu’une petite partie du montant total alors que du fait de son fort endettement, les finances du département demeurent très précaires.

Il est temps d’abandonner ce projet

La décision du tribunal conforte les associations dans leur détermination de faire échouer ce projet insensé. Les trois associations ont, de ce fait, également engagé en septembre dernier un recours auprès du tribunal administratif de Paris contre le Plan anti-bouchon de la région.

Elles prônent l’abandon de l’infrastructure et le report des sommes considérables qui lui seraient consacrées vers la promotion de mode de transport non polluants de façon à ce que les habitants des zones traversées et de notre département puisse respirer un air plus sain.

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