L’association « les Amis de la Terre » a pour objet la protection de l’environnement et du cadre de vie. Elle a donc pour position constante de protéger au maximum les riverains de Roissy Charles de Gaulle contre les nuisances liées à l’activité de la plate-forme et des avions. D’un point de vue aménagement du territoire, les Amis de la Terre sont favorables à l’étude de mesures alternatives à la croissance de Roissy : répartition du trafic sur les aéroports de province et accélération des projets TGV. Ces deux sujets, en plus des mesures pour lutter contre l’effet de serre et la protection des riverains, sont inscrits dans le cahier des charges d’une contre-expertise des associations FNAUT, FNE et Amis de la Terre (2001) dont le financement est aujourdh’ui ajourné par la DGAC.
Pourtant il y a urgence, dans le Val d’Oise : le réseau de mesures citoyennes du bruit des avions que l’association a mis en place depuis quelques années révèle que le trafic contribue à la gêne sonore de façon continue, jour et nuit. On constate en soirée, des moyennes de bruit supérieures à celles du jour.
Les autorités les plus compétentes en ce domaine ont toujours préconisé de traiter les environs de Roissy de façon spécifique par rapport à d’autres plates-formes en raison de l’exploitation continue liée à l’intensité du trafic aérien. Pour ces raisons l’ACNUSA, dans ses recommandations officielles (rapport 2000 p.43 et rapport 2001 p.7), préconise le choix de Lden 58 pour la limite extérieure de la zone B du PEB de Roissy CDG.
A la lecture de la carte soumise au débat, les Amis de la Terre s’étonnent que cette limite soit dépassée pour la zone B alors que la protection des riverains est annoncée par le gouvernement comme une priorité. Comme le recommande l’ACNUSA, cette limite doit être de Lden 58, sinon il s’agira d’une dégradation des conditions de vie de riverains déjà très pénalisés actuellement. Pour les mêmes raisons, l’association se prononce pour la limite extérieure de la zone C en demandant la fixation à la valeur la plus basse : Lden 55.
Dans la perspective d’évolution du trafic aérien à CDG (qu’elle souhaite favorable aux riverains), l’association « les Amis de la Terre » demande qu’une révision systématique de la cartographie du PEB soit prévue tous les deux ans sans modification des seuils choisis.
Argenteuil le 23 janvier 2003