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Les Amis de la Terre Vaucluse à la "Faites sans OGM !"

Du 10 au 12 Février, s’est déroulé au Thor (84) France, la quatrième édition de la "Faites sans OGM. Cet évènement a rassemblé des personnes engagées dans plusieurs régions du monde et qui se sont retrouvées sur une urgence celle de la souveraineté alimentaire.

En effet, faire sans OGM c’est s’interroger sur ce que nous voulons, ce que nous désirons comme modèle de société. Aussi au cours de ce week-end nous avons pu à travers les récits de nos amis Africains Jean-Didier Zongo professeur en génétique au Burkina Fasso et Ibrahim Coulibaly, fondateur de la coordination nationale des organisations paysannes Maliennes réaliser ensemble à quel point nous luttons contre les mêmes mécanismes. Il nous ai donc apparu comme essentiel de pouvoir consolider nos liens et notre stratégie au niveau international.

Lors de sa première édition, la faites sans OGM avait une échelle départementale mettant en avant les élus locaux et l’engagement de certains maires dans la lutte, puis lors de la deuxième édition nous nous sommes ouverts à la France entière en souhaitant mutualiser et faire de ce temps fort un temps de reliance entre les collectivités et les citoyens. Puis depuis deux ans, nous tenons à ne pas parler à la place des pays dans lesquels les cultures prennent de plus en plus de place et souvent pour nos propres usages ( agro carburants, alimentation animale). Nous avons souhaité internationaliser cet évènement pour montrer ce qui se cache derrière les stratégies des groupes agro alimentaires.

En 2011 c’était autour de Vandana Schiva (Inde), de Percy Schmeiser (Canada) et d’Anna De Ita (Mexique) que nous avions étendu nos perspectives et nos connaissances et cet année c’est avec l’expérience Africaine mais aussi celle de l’Espagne racontée par Juan Felippe Carrasco ou encore de la Colombie relatée par Claudia Guevara que nous avons pu établir un constat certes affligeant par rapport à un réel projet concernant l’alimentation et l’accaparement des ressources au niveau mondial, mais surtout face à cela nous avons ensemble dégagé des possibles...

Grâce à l’enthousiasme (aux enquêtes) de Marie-Monique Robin marraine de l’évènement qui a (ont) su montrer (que ce n’était pas le gros contre les petits mais que nous pouvions travailler sur) leur failles, les multinationales dont Monsanto se sont vues à juste titre éclaboussé d’une vérité qui dérange (qu’ils n’étaient pas imbattable, c’est Monsanto qui s’est vu à juste titre éclaboussé de vérité qui dérangent.)

Nous avons également profité de la détermination d’un parrain engagé et passionné à travers Christian Vélot qui a su par de nombreuses interventions démontrer l’absurdité du système mis en place, et surtout rendre compte d’un droit "la science appartient aux citoyens, le monde n’est pas une paillasse de laboratoire géante". Un des cadeaux de cette année sera (est ou a été) pour l’association Foll’Avoine la rencontre avec l’association Bédé qui réalise un travail fantastique avec l’Afrique de l’Ouest et notamment la proposition de leur président Bob Brac de la Perrière de réaliser comme au Mali en 2006 un jury citoyen en France avec des personnes issues de l’agriculture pour se poser la question si oui ou non nous voulons des brevets sur le vivant en France ?

La force de cette rencontre et son pari, c’est aujourd’hui de développer ensemble l’énergie nécessaire à la création d’une véritable instance de démocratie participative en France qui puisse à l’image de l’expérience malienne servir au-delà des frontières, afin de nous donner les moyens d’informer et de d’avancer confiants dans le bon sens de l’être humain lorsque des questions lui sont posées honnêtement !

Ainsi face à l’urgence d’un contexte révoltant, nous avons choisi au Thor de poursuivre notre engagement pour la souveraineté alimentaire en combattant les logiques d’accaparement des terres, de l’eau et des semences !

Parce que notre diversité nous engage dans la préservation de la biodiversité, nous construirons avec tous nos partenaires un monde sans OGM ni brevet sur le vivant, un monde libre ou l’homme ne consomme pas l’espace écologique qui ne lui revient pas. Les rencontres entre les pays, entres les élus, entre les associations sont une force dans les moyens d’agir, une force qui allie la richesse des idées aux outils pour les mettre en œuvre. Ainsi l’engagement des collectivités renforce la position des associations, en France les maires peuvent déposer un arrêté pour interdire les cultures OGM, ceci parce qu’ils estiment que (la population) la biodiversité et la santé de la population sont menacés (est menacée) par ces cultures et qu’il est donc de leur devoir de préserver les citoyens d’une pollution (à venir) )irréversible. Cet engagement nous est nécessaire (en avons besoin) face aux portes (qui se sont) ouvertes par les institutions européennes sous l’ influence des lobbies (au niveau Européen). Résister aux OGM est possible, dénoncer les aberrations de cette technique d’appropriation du vivant relève du devoir de préservation de notre patrimoine mondial menacé aujourd’hui par l’avidité des spéculateurs qui ne cherchent qu’à s’approprier le monde vivant et l’accès à la nourriture en le contrôlant par les semences et donc le reproduction (la bêtise de spéculer et de s’approprier le marché de ce que l’on ne peut pas contrôler "la reproduction" !)

Aussi (multiplions les initiatives,) partageons des semences de variétés anciennes, écoutons-nous, (et) définissons ensemble ce dont nous avons besoin et multiplions les initiatives pour créer un alter monde viable pour tous les êtres vivants.

> BENEDICTE BONZI

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