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Les Amis de la Terre et Biocoop ont remis au Ministère de l’Agriculture les 38500 signatures de la pétition

15 janvier 2004,

Communiqué de presse - Paris, le 15 janvier 2004 -

Le 6 janvier 2004 les Amis de la Terre et le réseau des magasins Biocoop ont remis au Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Affaires Rurales, les 38 500 signatures de la pétition « Sauvons la Bio de la contamination OGM ».

Diffusée depuis juillet 2003, cette pétition avait pour objectif de sensibiliser le public à la notion de coexistence entre d’une part, cultures conventionnelles et biologiques et d’autre part, cultures transgéniques. Elle relayait en outre d’importantes demandes citoyennes :

le maintien du moratoire sur la commercialisation de nouveaux OGM dans l’Union européenne ; la suspension des essais OGM en plein champ ; la mise en place rapide des mesures pratiques, légales et rigoureuses nécessaires à la protection de l’agriculture biologique.

L’entretien accordé par le conseiller technique du Ministre s’est articulé autour de la notion de coexistence.

Pour nos réseaux, le gouvernement français doit garantir aux agriculteurs biologiques et conventionnels le libre choix d’une agriculture non OGM. Les Amis de la Terre & le réseau des Biocoop ont rappelé au gouvernement leur préoccupation en matière de coexistence :

le seuil de 0.9% imposé par les règlements traçabilité et étiquetage adoptés en 2003 est trop élevé. La défense des filières agricoles de qualité impose un seuil de tolérance égal au seuil de détection (0.1%) afin d’assurer une complète étanchéité de la filière transgénique.

Les coûts liés à la séparation des filières et à l’identification des OGM ne doivent pas peser sur les filières agricoles non transgéniques et doivent être assumés par la filière transgénique.

La transparence de l’information destinée au consommateur ne constitue qu’un des éléments du régime juridique contraignant. Aujourd’hui le problème de la responsabilité environnementale (par exemple, en cas de contamination de cultures bio par les OGM) et la révision des directives semences (afin d’y admettre un seuil de contamination par les semences OGM) sont toujours en chantier. Le moratoire européen sur la commercialisation de nouveaux OGM se justifie toujours, malgré la prochaine mise en application des règlements traçabilité et étiquetage.

Pour des informations complémentaires, vous pouvez contacter : Le chargé de campagne Agriculture et Biotechnologies des AT : 01 48 51 32 22 Le réseau Biocoop : 06 07 02 05 15