Basé sur l’analyse critique publiée par les Amis de la Terre en février 2006, le rapport de vingt propositions publié aujourd’hui est résolument proactif : il encourage le Crédit Agricole à prendre davantage en compte l’environnement dans ses activités. Cinq recommandations sont prioritaires :
Amélioration de la transparence ;
Prise en compte accrue du risque environnemental dans les décisions de financement et d’investissement ;
Etablissement d’une politique environnementale publique, claire et précise ;
Développement de la formation environnementale pour les collaborateurs ;
Réduction des impacts environnementaux directs, notamment par la neutralité carbone.
Sébastien Godinot des Amis de la Terre explique : « Pour chacune des propositions, nous avons identifié des banques ayant déjà initié des démarches proactives. Les meilleures pratiques du secteur bancaire en matière environnementale doivent être généralisées et améliorées. Nous sommes donc en train de préparer le même type de rapport de propositions pour chacun des grands réseaux bancaires français. »
Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre, ajoute : « Nous avons insisté sur le besoin d’accorder plus de poids à l’environnement dans les décisions de financement et d’investissement du Crédit Agricole. Aujourd’hui, nous sommes notamment très préoccupés par l’usine géante de pâte à papier de Botnia, en Uruguay. Si le Crédit Agricole finance ce projet destructeur, cela pèsera dix fois plus lourd que ses récentes avancées en faveur l’environnement. La cohérence de sa politique environnementale est en jeu. »
La banque hollandaise ING a abandonné le projet Botnia. Les impacts redoutés de l’usine ont déjà généré 12 plaintes (y compris au niveau de la Cour Internationale de Justice par l’Argentine, du Tribunal Mercosur et de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme), un blocage du site de 45 jours ayant occasionné 400 millions $ de perte selon l’Uruguay, et des manifestations de 50 000 personnes en 2005 et de 100 000 personnes en 2006. Le président argentin s’est exprimé publiquement contre ce projet, un des plus controversés du monde. Les risques sociaux, environnementaux, réputationnels mais aussi juridiques et financiers sont immenses [1].
[1] Pour en savoir plus sur le projet Botnia voir www.cedha.org.ar/en/
Contact presse :
Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre, 01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41



