Les semences de maïs distribuées par la société Golden Harvest sont, en effet, contaminées par trois variétés de maïs transgénique : le Bt 176 et le Mon 810 (dont la culture est autorisée dans l’Union Européenne) et le Bt 11 (dont l’importation est autorisée dans l’Union Européenne, mais pas la culture). Bien que l’annonce de l’existence de ce maïs contaminé date de la mi-juin et alors qu’une décision de Lionel Jospin était attendue début juillet, le maïs illégal n’a toujours pas été détruit.
"Nous appelons le gouvernement français à être aussi ferme au sujet du maïs contaminé qu’il l’a été dans le cas récent de colza contaminé" a déclaré Christian Berdot, des Amis de la Terre Landes. "Ne rien faire tournerait en ridicule la législation européenne puisque la culture d’une des variétés impliquées dans cette dernière affaire de contamination est interdite dans l’Union Européenne. Une fois encore les agriculteurs sont les victimes de la pollution génétique".
"Au delà du degré de contamination, la vraie question aujourd’hui est que des agriculteurs achètent des semences contaminées par les OGM, sans le vouloir et sans le savoir" a dénoncé Anne Castelain, coordinatrice de la campagne OGM des Amis de la Terre France. "L’agriculture biologique est aujourd’hui menacée et la contamination génétique de l’agriculture conventionnelle sera très vite incontrôlable si des mesures strictes ne sont pas prises immédiatement. Nous appelons de nouveau le gouvernement à nous garantir que des cultures transgéniques illégales ne contaminent pas notre nourriture et notre production agro-alimentaire."




