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Les Amis de la Terre saluent la publication de scénarios de sortie rapide du nucléaire

24 octobre 2007,
Alors que s’est ouverte la table-ronde finale du « Grenelle de l’Environnement », les Amis de la Terre saluent avec enthousiasme la publication de l’étude du Réseau « Sortir du nucléaire » sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans, c’est-à-dire dans des échéances correspondant à des délais de réelle responsabilité politique et électorale.


L’étude démontre qu’il est possible, selon les procédés de substitution privilégiés, de remplacer en 5 ou 10 ans les 58 réacteurs électronucléaires français par des sources d’électricité bien moins dangereuses, moins polluantes, moins centralisées, moins génératrices de gaspillages, et donc de s’acheminer, en deux à trois décennies, vers le « tout renouvelable ».

Aujourd’hui, malgré une surproduction d’électricité en base qui fausse les prix à l’exportation, des terminaux méthaniers et de nouvelles centrales au gaz sont en projet en France pour assurer l’approvisionnement lors des pics de consommation. Pour les Amis de la Terre, ces nouveaux équipements ne peuvent être tolérables que dans la perspective d’une réduction simultanée du parc nucléaire, sauf à encourager de facto des gaspillages croissants au détriment d’une réelle politique d’efficacité et de sobriété énergétiques, seule garante du bien-être collectif.

Selon Marie-Christine Gamberini, en charge du Nucléaire aux Amis de la Terre - France, « la sortie du nucléaire permettra seule d’obtenir une diminution du risque de dissémination irréversible de radionucléides toxiques dans l’environnement. » En effet, la prolifération internationale de matières radioactives atteint désormais des proportions inquiétantes pour la paix mondiale et menace à court terme la survie de l’humanité. « Au lieu d’attiser la prolifération en vendant des centrales nucléaires à l’Irak, au Niger et à nombre d’autres pays très endettés et qui n’en ont nul besoin, la France devrait trouver d’autres moyens, plus pacifiques et plus respectueux des populations, pour assurer son « rayonnement » international », ajoute Marie-Christine Gamberini.

Au demeurant, la France ne peut accroître son indépendance énergétique qu’en sortant du nucléaire. Même le sénateur Bataille estime ainsi nécessaire de faire passer de 80 à 60 % la part du nucléaire dans la production électrique pour réduire la terrible dépendance française à cette source d’énergie.

Toute déclaration finale du « Grenelle de l’Environnement » qui n’inclurait pas au minimum une diversification sérieuse du bouquet électrique, avec, par exemple, le remplacement en 5 ans d’un quart des réacteurs nucléaires par des moyens de production d’électricité plus adaptés, ne saurait maintenant être, pour les Amis de la Terre, qu’illusoire et contre-productive.

Contact presse :
Caroline prak - Les Amis de la Terre
Tél. : 01 48 51 32 22 - 06 86 41 53 43



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