Avec les faibles taux d’application observés en 1999-2000, les exportateurs et les importateurs de déchets dangereux peuvent s’attendre à voir des inspecteurs de l’environnement une fois tous les 16 ans, les sites de stockages de PCB une fois tous les 20 ans, et les industries proposant l’usage commercial de nouveaux composés chimiques, de nouvelles biotechnologies ou de nouveaux organismes génétiquement modifiés une fois tous les 55 ans.
Les citoyens qui se préoccupent de leurs enfants et de leurs communautés doivent s’inquiéter, déclare Beatrice Olivastri, présidente des Amis de la Terre Canada. Huit personnes à plein temps seulement ont la charge de 5.995 sociétés, entreprises individuelles et autres structures travaillant avec ces nouvelles substances ou avec des déchets dangereux. N’est-il pas difficile de croire que ce niveau d’application puisse motiver quiconque à observer les lois sur l’environnement ?
Les Amis de La Terre en appellent au Parlement pour décider de nouvelles auditions, afin de décider comment protéger les Canadiens et leurs familles. S’il n’est pas porté à la connaissance des Canadiens des recommandations claires et fortes pour mettre en application les lois sur l’environnement, tout accord volontaire traitant de la pollution devra être considéré comme une farce, déclare Madame Olivastri.
Les Amis de la Terre ont publié leur premier rapport d’une série de trois volumes examinant le rôle du gouvernement fédéral dans la protection environnementale de base.
Contact : Beatrice Olivastri, Kathleen Kelso CEO, Friends of the Earth Friends of the Earth