Les Journées de l’habitat choisi
Le réseau Halem (HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles) et des associations et collectifs des régions vous invitent aux Journées de l’habitat choisi Samedi 1er et dimanche 2 mars, place de la Bourse, à Paris (pour l’instant en attente d’autorisation préfectorale).
Quel que soit le type de logement, beaucoup subissent leur habitat. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes ont décidé de le choisir en sortant des sentiers battus. Vie proche de la nature, éco-construction, financement léger, autonomie et mobilité sont des critères de plus en plus retenus pour faire son lieu de vie.
Alors que certains maires souhaiteraient accompagner cette réalité, la répression étatique s’organise en refusant de prendre en compte ses dimensions écologique, sociale et économique.
Dans un contexte de crise de société où la pression à l’uniformisation n’a jamais été aussi forte, nous prenons la liberté de choisir notre mode de vie, d’habitat et de subsistance sans accepter d’être victimes de discriminations.
Nous tenons notre légitimité du fait que nous sommes co-héritiers de la Terre sur laquelle nous exerçons notre droit d’usage.
Ce mode de vie est viable, décent, salubre, étant entendu qu’est viable pour une personne ce qu’elle est non seulement prête à accepter faute de mieux mais qu’elle retient en présence d’autres alternatives disponibles et financièrement accessibles pour elle.
Pour plus d’information, confirmez les sites suivant :
www.halemfrance.org
www.macabane.info
katipik.free.fr
Dans la même veine, l’architecte Nader Khalili avait inventé les "Eco-Dômes", maisons entièrement fabriquées à base de sable collecté dans des sacs en forme de boudin. Réalisable par tous, en peu de temps, avec peu de moyens…son architecture est à destination des plus démunis et des réfugiés.
Et pour concrétiser son projet, l’architecte a décidé de fonder le Cal-Earth Institute, un village réunissant ces constructions, dans le désert de Mojave en Californie en 1991. Développant ses théories autour de l’avenir des sans-abri, Nader Khalili souhaite que tout le monde puisse « construire sa propre maison ». Pour cela, il s’est appuyé sur une technique simple baptisée « Superadobe » qui consiste à utiliser des matériaux que l’on trouve partout : la terre ou le sable. Pour bâtir ses Eco-dômes, il suffit de remplir des sacs de matières sableuses que l’on va empiler les uns sur les autres de façon circulaire afin de former au sommet une coupole. A l’issue de la construction, ces maisons biodégradables en forme de cocon peuvent atteindre 34 m2 et accueillir des familles entières. Et ces habitations peuvent s’agrandir et s’adapter grâce à l’ajout de voûtes, d’arcs, de coupoles…Mais ce n’est pas tout puisque la technique « Superadobe » peut également permettre l’élaboration de silos, d’écoles, d’hôpitaux ou encore de digues, de routes, de ponts…
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Le véritable atout de ces Eco-dômes est qu’ils résistent aux tremblements de terre, aux ouragans, aux inondations et isolent du froid, de la chaleur et du bruit. Et ce système a déjà prouvé son efficacité notamment en 1994, lorsque l’Iran a hébergé des milliers de réfugiés irakiens. A noter qu’en 2004, les structures de Nader Khalili ont obtenu le prix Aga Khan, qui récompense les idées architecturales dans les sociétés musulmanes. Depuis, un village Cal-Earth s’est implanté à Islamabad au Pakistan pour aider à la reconstruction du pays après le tremblement de terre du 8 octobre 2005. Récemment, le Cal-Earth Institute a acheté un terrain en Espagne pour y construire le premier centre Cal-Earth Europe.
Pour plus d’info, aller voir le diaporama de Batiactu sur Nader Khalili
Asso Halem_ Qui Sommes Nous ?