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Les Murs à Pêches de Montreuil- sous-Bois.

23 juillet 2007,
Biodiversité associative, culturelle et culturale.

Sur ce lieu historique et patrimonial des hauts de Montreuil-sous-Bois l’Association des Murs à Pêches préserve un espace de nature par des chantiers de réhabilitation des clos à pêches ou d’initiation aux arts et aux savoirs du jardin.

Supports de culture sophistiquée, de création de variétés et d’activité économique exceptionnels aux siècles précédents, La Quintinie, jardinier de Versailles est venu chercher auprès des arboriculteurs des clos à pêches un savoir-faire rare.

Maintenant il s’agit de faire vivre pour des citadins un coin de nature et d’initiation à la terre où se multiplient les jardins associatifs et les productions potagères mais aussi et surtout de résister au bétonnage des lieux par une florissante vie associative et l’acquisition de terres.

http://mursapeches.free.fr

Une AMAP pourrait y être un excellent moyen d’installer une activité maraîchère à destination des habitants dans un projet d’économie sociale et solidaire qui promeut les principes de l’agriculture paysanne et de la consommation locale, saine et responsable en installant un paysan dans des lieux qui en comptent peu. (les 10 pricipes de l’agriculture paysanne->www.amisdelaterre.org/Les-10-principes-de-l-agriculture.html] et AMAP

Les mûrs à pêches s’étendent à Bagnolet où ils abritent aussi une activité apicole.


Aujourd’hui il reste environ 38 hectares de murs à pêches à l’état de friche dans le quartier Saint Antoine. Ils sont perçus par la municipalité comme un espace à urbaniser et non comme un patrimoine à valoriser. Des associations se battent pour sauvegarder ce joyau vert en proche banlieue menacé par l’étalement urbain. L’association MAP a réussi à en faire classer 8,5 hectares au titre des sites et paysage fin 2003. Ces anciens vergers appelés clos à pêches, pour une bonne part en friche, et malmenés de diverses façons, pourraient constituer un espace de respiration pour les citadins.

Les associations rêvent de faire de ce quartier un espace naturel de projets, projets culturels et projets agricoles mettant en relief l’originalité de Montreuil, ville verdoyante encore très marquée par son passé horticole et ville riche des cultures du monde.

Cet espace naturel de projet existe à l’état embryonnaire : l’esquisse d’un théâtre de plein air, d’un verger historique , d’un jardin d’inspiration médiévale, d’une scène musicale, des projets agricoles, comme un jardin d’entraide sociale, un jardin d’expérimentation, des micro potagers, des jardins familiaux, des jardins associatifs, des jardins d’insertion. Les promeneurs du dimanche découvrent les espaces investis par les associations avec délice mais beaucoup reste à faire. Toutes ces activités reposent en grande partie sur l’action bénévole mais progressivement les pouvoirs publiques pourraient apporter leur appui. La préfecture a mis en place un comité de pilotage du site classé des murs à pêches.

Extrait de la lettre aux adhérents 2006

"A sa création en 1994, l’association a loué deux parcelles à la ville pour y restaurer les murs, cultiver les anciennes variétés de pêchers, et faire connaître urbi et orbi ce magnifique patrimoine qui est le site des murs à pêches. Les bénévoles suivis des premiers salariés, (emplois jeunes et CES) se sont attelés à cette tâche. Les pêchers et les pommiers ont été entretenus, le jardin aromatique est sorti de terre, tandis que les visiteurs se pressaient notamment le dimanche pour profiter du charme de ce lieu insolite. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Notre voisine Madame Michéa a soutenu nos efforts dans la défense du site des murs à pêches. Elle a mis gratuitement à notre disposition une parcelle attenante d’environ 600 m2 qui est devenue le potager collectif ainsi qu’un terrain destinées aux scolaires et aux centres de loisirs. Sous la conduite de Céline et d’Hélène de nombreux scolaires et centres de loisirs ont cultivé dans le potager légumes et fleurs. Plus tard des « micro-potagers » furent mis à disposition des adhérents. Ce troisième espace est donc considéré comme faisant partie intégrante du clos à pêches de MAP. Au même titre que les deux autres parcelles il permet de maintenir une diversité d’activités, de créer du lien social, de sensibiliser petits et grands aux joies de la nature, sans oublier notre Actinidia chinensis (le kiwi) que l’on peut admirer au fond de la parcelle. Mme Michéa a cette année mis en vente sa parcelle et proposé à notre association de l’acheter. Son prix a été fixé à 24 000 €. Grâce à la générosité d’une adhérente, nous avons pu réunir environ la moitié de cette somme. Il reste donc à trouver 12 000€. Pour permettre l’acquisition de ce terrain quelques adhérents ont consenti un prêt relais que l’association doit rembourser dans deux ans. Pour ce faire, MAP lance un appel à souscription que vous pouvez télécharger sur notre site Internet. Nous pouvons aussi vous la faire parvenir sur simple demande au siège de l’association. D’avance nous vous remercions pour votre contribution. Même minime cette somme nous sera utile. Plus nous serons nombreux pour défendre le patrimoine et la nature dans une ville de plus de 100 000 habitants, mieux les générations futures auront une chance de profiter encore de ses bienfaits. G.L. Et oui, chers adhérents, l’association Murs à Pêches s’apprête à acquérir une parcelle."

Notre puisatier, Pascal Herbaut et d’efficaces volontaires, sont sur le point d’achever la réhabilitation du puits de la parcelle du jardin potager. En nettoyant le puits, nos puisatiers ont découvert une drôle de bête : la gammare* qui est une crevette d’eau douce.

Le puits enfin sur pied !

Ce qui s’est passé en 2006

Festival des murs à pêches, pour sa sixième édition, l’Atelier Populaire Urbain de Montreuil (APUM) a fait une fois de plus les chose en grand : la fanfare Tarace Boulba a rythmé cette chaude journée, le théâtre d’improvisation play back de la compagnie Du bouche à oreilles a fait participer le public dans la bonne humeur. Le site classé était en grande partie ouvert et les porteurs de projet ont présenté leur travail mis en oeuvre depuis 2004. Les bénévoles de l’association Murs à Pêches ont proposé comme chaque année des visites historiques et présenté le travail effectué sur le chantier d’insertion. L’amicale des femmes du quartier Jean Moulin ont proposé boissons et plats cuisinés aux visiteurs. Un garage à vélos a même été installé dans l’impasse pour nos cyclistes. Cette belle journée aurait accueilli prés de mille personnes ! • Journée du patrimoine : l’association devient une habituée de cette journée nationale. C’est l’occasion de travailler avec tous les porteurs de projets du site et d’ouvrir une grande partie du site classé. • Participation pour la 4e fois à la Biennale de l’environnement du 93 : l’occasion de rencontrer d’autres associations et structures, mais aussi de faire connaître notre chantier d’insertion. Le stand de l’association a reçu la visite de près d’une quinzaine de classes.

Le Sens de l’Humus est une association essentiellement à but expérimental et éducatif. Expérimental parce qu’on y pratique des méthodes de culture biologique telles que la culture sur butte, inspirée de la technique bio intensive et de la permaculture. On y essaiera aussi le BRF* et la terra preta, deux techniques d’amendement des sols. Éducative parce qu’on essaiera de retransmettre autant que possible nos expériences, ce qui se fait déjà par le biais de notre blog sur Internet : http://senshumus.wordpress.com

Nos domaines de prédilection sont la permaculture, le soin des sols, la nutrition. On aura aussi à terme si tout va bien une dimension sociale, puisque l’on va essayer de devenir chantier d’insertion. On reprend aussi l’idée précédente de labyrinthe. F.A Le projet primitif de ce lieu était "la pêche d’apprendre" à l’initiative d’une paysagiste dont l’objet était des cours de jardinage. Ce projet n’a finalement pas vu le jour, ensuite, il a été repris par d’autres, pour un projet de labyrinthe mythologique. A présent l’association « le sens de l’humus » semble bien installée, nous serions très heureux d’avoir sa présentation pour pouvoir l’inscrire dans la liste des projets qui font vivre le site. J.S

*BRF : bois raméal fragmenté. Les branches d’arbres qu’on va broyer vont constituer une nourriture naturelle pour le sol, plus besoin d’arrosage, ni d’aucun apport d’azote supplémentaire, ni de recours aux biocides et autres produits chimiques néfastes *terra preta : la terre noire (la terra preta, en brésilien) d’une incroyable fertilité que les Indiens fabriquaient eux-mêmes en mélangeant du charbon de bois au sol pauvre de la forêt tropicale, pourrait bien-être l’or du 21ème siècle.

7 ans déjà ! L’Atelier Populaire Urbain de Montreuil (APUM) a créé en 2001 le premier festival, qui a lieu depuis, chaque année, au mois de juin. C’est l’occasion de faire connaître les actions de l’association, son approche et ses réflexions sur l’aménagement de la ville de Montreuil ainsi que les associations et projets du site des Murs à Pêches (M.A.P), site, qui, par sa configuration est méconnu : on peut être voisin des M.A.P et, à cause de ces fameux murs en ignorer totalement leur existence.

Qu’est ce que l’APUM ? L’Atelier Populaire Urbain de Montreuil (APUM) est une association d’habitants intéressés par l’aménagement urbain de leur ville. L’APUM considère que chacun est expert de son quartier, de sa ville, qu’il possède un " savoir-ville " intéressant pour tous. L’APUM souhaite faire échanger les habitants d’une cité, d’un quartier, au travers de balades appelées " Diagnostic Marchant " pour qu’ils portent des propositions d’amélioration de l’espace public commun. L’association a travaillé en partenariat pendant 5 ans avec l’Ecole d’Architecture Paris La Villette et d’autres projets de partenariat sont à venir. Les membres de l’association souhaitent que les points de vue des habitants et usagers soient pris en compte dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Montreuil, en cours d’élaboration.

http://apum.free.fr/Communiquedepre...

Comment y aller ? 3 entrées : impasse Gobétue, 23 rue Saint-Just 93100 Montreuil 67 et 71 rue Pierre De Montreuil. A PIED : depuis le métro mairie de Montreuil, monter l’avenue Walvein, puis à gauche rue de Rosny, puis à droite rue Saint-Just puis à gauche impasse de Gobétue A VELO : des parking à vélos sont prévus au niveau des trois entrées. EN BUS : De la mairie de Montreuil n° 102 et 121 arrêt " Danton " rue de Rosny, la rue St Just est un peu plus bas à gauche ou bus 122 arrêt " Saint Just "



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