Logo des Amis de la Terre
Recommander cette page Imprimer cette page Agrandir cette page

Les ONG demandent aux ministres de l’environnement d’intervenir dans les négociations sur les crédits à l’exportation de l’OCDE

16 mai 2001,
Communiqué de presse

Paris, le 16 mai 2001. M. Ricardo Navarro, président des Amis de la Terre International, a demandé lors d’une rencontre ce matin avec les ministres de l’environnement de l’OCDE leur intervention dans les négociations sur les politiques environnementales des agences de crédits à l’exportation. Les ministres de l’environnement de l’OCDE se rencontrent aujourd’hui à Paris pour adopter la stratégie environnementale de l’OCDE pour la première décennie du XXIè siècle.


Agences de crédit à l’exportation et OCDE

Les agences de crédit à l’exportation des pays de l’OCDE sont les premières pourvoyeuses de financement et d’assurance-crédit pour les grands projets d’infrastructure dans le monde en développement, loin devant la Banque mondiale. Ces agences brassent plus de 400 milliards de dollars d’exportations par an, dont 70 milliards de dollars pour les transactions à moyen et long termes dans les pays en développement principalement dans les secteurs de l’énergie, les transports et l’industrie extractive (pétrole, gaz et mines). Les activités des agences de crédit à l’exportation sont financées par les Etats en toute opacité. Les ONG dénoncent le rôle des agences qui alimentent la corruption, la destruction de l’environnement et la déstructuration des sociétés dans les pays d’investissement. Un groupe de travail de l’OCDE est chargé d’harmoniser les règles d’intervention de ces agences.

" Les ministres de l’environnement ont été très réceptif à nos demandes, les ministres suédois et danois ont rappelé la nécessité d’accroître la transparence et notamment d’appliquer la Convention d’Aarhus sur l’accès à l’information et la participation à ces activités. Mme Voynet a rappelé qu’il est important que le groupe de travail de l’OCDE sur les crédits export intègre dans ses négociations les recommandations adoptées au dernier sommet du G8 à Trieste , a indiqué Ricardo Navarro des Amis de la Terre après la réunion. "

Une réponse au trophée de l’hypocrisie ?

" Il faut maintenant que l’OCDE parle de développement durable dans toutes ses activités. Le développement durable doit venir avant la libéralisation du commerce et de l’investissement et non après. Voilà la réponse que nous attendons au Trophée remis hier à Donald Jonhston " ajoutent les Amis de la Terre.

Campagne pour la réforme des crédits à l’exportation

Les ONG demandent :

  •  La transparence sur les procédures publiques de crédit et de garanties de crédit à l’exportation : la liste des projets financés et en cours d’instruction, l’encours des créances par pays
  •  La réalisation d’études d’impact social et environnemental
  •  Des investissements dans de nouveaux secteurs tels que les énergies renouvelables et l’abandon de certaines activités comme l’exportation de technologies nucléaires et des armes
  •  Des règles contraignantes dont la violation pourra faire l’objet d’un recours juridictionnel .

    Contact
    Hélène Ballande, Les Amis de la Terre, 01 48 51 18 92 ou 06 62 01 33 61