Agences de crédit à l’exportation et OCDE
Les agences de crédit à l’exportation des pays de l’OCDE sont les premières pourvoyeuses de financement et d’assurance-crédit pour les grands projets d’infrastructure dans le monde en développement, loin devant la Banque mondiale. Ces agences brassent plus de 400 milliards de dollars d’exportations par an, dont 70 milliards de dollars pour les transactions à moyen et long termes dans les pays en développement principalement dans les secteurs de l’énergie, les transports et l’industrie extractive (pétrole, gaz et mines). Les activités des agences de crédit à l’exportation sont financées par les Etats en toute opacité. Les ONG dénoncent le rôle des agences qui alimentent la corruption, la destruction de l’environnement et la déstructuration des sociétés dans les pays d’investissement. Un groupe de travail de l’OCDE est chargé d’harmoniser les règles d’intervention de ces agences.
" Les ministres de l’environnement ont été très réceptif à nos demandes, les ministres suédois et danois ont rappelé la nécessité d’accroître la transparence et notamment d’appliquer la Convention d’Aarhus sur l’accès à l’information et la participation à ces activités. Mme Voynet a rappelé qu’il est important que le groupe de travail de l’OCDE sur les crédits export intègre dans ses négociations les recommandations adoptées au dernier sommet du G8 à Trieste , a indiqué Ricardo Navarro des Amis de la Terre après la réunion. "
Une réponse au trophée de l’hypocrisie ?
" Il faut maintenant que l’OCDE parle de développement durable dans toutes ses activités. Le développement durable doit venir avant la libéralisation du commerce et de l’investissement et non après. Voilà la réponse que nous attendons au Trophée remis hier à Donald Jonhston " ajoutent les Amis de la Terre.
Campagne pour la réforme des crédits à l’exportation
Les ONG demandent :
Contact
Hélène Ballande, Les Amis de la Terre, 01 48 51 18 92 ou 06 62 01 33 61




