
« Si l’on ne s’attaque pas [au changement climatique], des Etats insulaires seront submergés, la balance agricole de la plupart des pays sera complètement modifiée, le nombre d’événements climatiques graves difficiles à gérer augmentera de façon considérable. [...] La bonne nouvelle est que l’on peut résoudre ce problème maintenant - en renforçant notre croissance économique, et non en l’affaiblissant. »
Bill Clinton, s’adressant à la Douma russe en tant que Président des Etats-Unis, juin 2000
Les gouvernements rechignent à lutter contre le changement climatique car ils craignent que nos économies n’en souffrent et que le chômage augmente. C’est un raisonnement à courte vue.
Sur les plans économique, social et environnemental, les coûts prévus d’une hausse du niveau de la mer, des inondations, des tempêtes et des vagues de chaleur bouleverse-ront beaucoup plus nos économies que toute action entreprise pour les prévenir.
Les gouvernements négligent aussi de prendre en compte les avantages que tireraient nos économies de nouvelles industries plus propres.
Ainsi, même si les taxes écologiques augmentent le coût de l’énergie, elles génèrent aussi un revenu supplémentaire que les gouvernements peuvent utiliser pour abaisser le coût du travail et créer des emplois. La transition vers des systèmes d’énergies durables possède un grand potentiel d’emplois et d’innovation. En Allemagne, par exemple, 130 000 personnes travaillent dans le secteur des énergies renouvelables, contre 40 000 dans celui du charbon, qui reçoit six fois plus de subventions. Selon des experts, porter d’ici à 2010 le taux des renouvelables à 12% de la production totale d’énergie pourrait créer 720 000 nouveaux emplois en Europe.
Dans les pays en développement, investir dans les énergies renouvelables fournit des occasions capitales de développement soutenable en ville comme à la campagne, en créant des emplois et en renforçant les communautés locales. Les sources d’énergie renouvelables sont en outre beaucoup plus accessibles au niveau régional et local.
Elles offrent alors un approvisionnement nettement plus sûr et ne nécessitent pas de politique extérieure agressive pour se procurer des ressources en énergies fossiles.