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Les alternatives à un troisième aéroport dans le bassin parisien

23 novembre 2007,
Par Coordination ATF

Un constat accablant

En 2001, sur la base d’une croissance du transport aérien de 3,4% l’an, jusqu’en 2020, il a été décidé de construire un troisième aéroport dans le bassin parisien. En 2002, la crise du 11/9 ayant plongé le transport aérien dans la récession, le projet est abandonné. En 2003 paraissent les conclusions du rapport parlementaire du député M. Gonnot, qui seront ignorées alors qu’à partir de 2004, Roissy CDG retrouve une croissance supérieure à 5% l’an. Aucune mesure n’est prise pour modérer ou redistribuer le trafic : c’est la politique du laisser-faire : une détérioration acceptée par les pouvoirs publics et subie par les riverains.

Pourtant, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du transport aérien s’accélèrent et les experts prévoient qu’elles rejoindront celles de l’agriculture en 2020. L’Europe abandonne la taxation du kérosène pour un marché de droits d’émission qui n’est pas un gage de ralentissement, tandis que la pollution de l’air due au transport aérien s’aggrave et que le bruit des avions est toujours insupportable. Aucune solution précise en vue !

En juin 2007, inaugurant le dernier terminal de Roissy, le Président de la République a promis de concilier le développement durable de la plateforme et la protection des riverains sans exclure le troisième aéroport. Mais, force est de constater que le Grenelle d’octobre 2007 ne garantit pas la fin du laissez faire sur l’aéroport de Roissy. Nous restons convaincus qu’un troisième aéroport ne mettrait pas fin à cette dérive. Nous estimons que la solution du problème réside dans la mise en application de mesures alternatives complémentaires dont voici l’essentiel.

Nos propositions :

- établir la transparence des données statistiques nécessaire à une politique de redistribution du trafic - favoriser le développement des liaisons internationales à partir des aéroports de province - associer le redéploiement du fret à partir de ces aéroports multiplier les liaisons ferroviaires sur les parcours susceptibles de soulager le trafic aérien - taxer fortement les liaisons aériennes dont la concurrence avec le train n’est plus justifiée - redonner à Orly son rôle de plateforme intercontinentale sans remettre en cause le plafond de mouvements

Le nouvel enjeu :

La présentation qui sera faite a pour objectif de sortir du débat "3ème aéroport, ou pas" qui n’a plus lieu d’être car une nouvelle infrastructure renforcerait le développement du transport aérien et le centralisme parisien sans pour autant réduire le trafic de Roissy Le nouvel enjeu est maintenant la réalisation de deux objectifs :
- Ralentir le développement du transport aérien en général
- Diminuer ses nuisances en région parisienne par le transfert modal et la décentralisation d’une partie du trafic. Les propositions de notre étude vont dans le sens de ces objectifs.



Résumé de l’étude

Etude complète