
Les populations des pays les plus pauvres, qui ont pourtant moins participé aux émissions globales de gaz à effet de serre, seront celles qui souffriront davantage de leurs impacts. Plus vulnérables, elles ont en outre des capacités d’adaptation plus faibles, leur pauvreté économique ne leur permettant pas de mobiliser les moyens financiers et techniques aussi rapidement que les pays occidentaux.
Selon Cyrielle den Hartigh, Chargée de campagne « Changements climatiques » au sein des Amis de la Terre : « Ce rapport confirme que, déjà témoins des conséquences des changements climatiques, nous devons nous attendre au pire pour les premières populations qui seront touchées : les plus pauvres. Les pays industriels doivent, de part leur responsabilité historique, montrer l’exemple en réduisant considérablement leurs émissions tout en aidant les pays en difficulté à mettre en place des modèles de développement peu émetteurs de gaz à effet de serre. Les efforts actuels sont encore trop faibles pour couvrir les besoins attendus. Les pays en voie de développement doivent déjà faire face à des inondations, des recrudescences du paludisme et des sécheresses dévastatrices ! ».
Le rapport, qui analyse et présente en détail la manière dont les changements climatiques affectent les équilibres naturels et humains, montre aussi quels en seront les impacts et dans quelles mesures les mécanismes d’adaptation pourront les réduire. Les experts du GIEC prédisent de sévères conséquences pour la population mondiale et la planète, si les leaders mondiaux ne prennent pas les mesures qui s’imposent. « Cette deuxième partie du rapport du GIEC pourrait-elle agir comme un électrochoc et pousser les pays à agir ? » s’interroge Cyrielle den Hartigh, « Le plus inquiétant est que les impacts de plus en plus intenses des changements climatiques – tempêtes, canicules, feux, inondations, ...- affaibliront d’année en année les capacités des pays à s’adapter. C’est un cercle vicieux ! ».
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