Ces documents envoyés à 27 pays [2] membres de l’OMC insistent sur l’élimination des barrières commerciales et des réglementations qui limitent le commerce dans les services des pays membres de l’OMC.
En ce qui concerne l’eau, la Commission Européenne demande l’ouverture de ce secteur à la concurrence internationale, y compris le captage et la distribution.
Bien que ces négociations soient de nature très controversée, la Commission Européenne a jusqu’à maintenant affirmé que ces documents ne seraient pas accessibles au public.
Dans le prolongement de la dernière conférence interministielle de Doha, en novembre 2001, les membres de l’OMC doivent déposer leurs demandes de libéralisation des services avant le 30 juin 2002. La Commission Européenne va elle aussi recevoir des demandes pour libéraliser son marché des services, demandes qui seront négociées en secret et à huis clos.
Pour Alexandra Wandel des Amis de la Terre-Europe "L’étendue des mesures de libération pourrait poser de sérieux problèmes aux humains et à l’environnement. Il est d’autre part, inacceptable que de telles négociations soient menées en secret. Nous exigeons la publication complète de tous les projets de demandes de la Commission Européenne et des pays membres de l’Organisation Mondiale du Commerce. De plus, nous réitérons notre demande de voir mener une évaluation sur les conséquences économiques, sociales et environnementales des négociations sur les services (GATS), avant de procéder à toute nouvelle négociation." [3]
[1] les documents ont été rendus public le 16 avril 2002 sur le site de Gatswatch. Les documents comprennent 29 des 112 demandes prévues et que la Commission Européenne a l’intention de soumettre au nom de l’Union Européenne aux autres membres de l’Organisation Mondiale du Commerce, d’ici juin 2002.
[2] Il s’agit des pays suivants : Indes, Canada, Etats-Unis d’Amérique, Australie, Nouvelle Zélande, Philipines, Singapour, Chine, Taiwan, Hong-Kong, Japon, Corée, Indonésie, Thaïlande, Argentine, Brésil, Chili, Paraguay, Uruguay, Venezuela, Egypte, Israël, Afrique du Sud et Mexique.
[3] voir les implications des négociations sur les services sur le site des Amis de la Terre britanniques