« Les normes environnementales et sociales de la Banque ont été établies pour protéger les populations et l’environnement des impacts négatifs générés par les projets du Groupe Banque mondiale. Aujourd’hui, la nouvelle proposition privilégie avant tout les bénéfices du secteur privé et répond aux exigences des multinationales beaucoup plus qu’à celles des populations locales. Qui doivent être les réels bénéficiaires de la Banque mondiale ? » s’interroge Sébastien Godinot des Amis de la Terre France.
A la fin du mois de septembre, la société civile sud-américaine a quitté la consultation organisée par la Société Financière Internationale (SFI) à Rio de Janeiro en signe de protestation.
« Pour être crédibles, il est essentiel que les normes de la SFI soient obligatoires, précises et mises à jour. La nouvelle proposition les rend davantage discrétionnaires, ambigues et incomplètes. De plus, elles devraient être renforcées par un solide mécanisme de mise en oeuvre permettant aux communautés affectées d’obtenir des compensations » demande David Waskow des Amis de la Terre Etats Unis.
Des organisations de tous les continents critiquent la procédure de consultation mise en place. A la lettre envoyée par 180 organisations il y a deux semaines, la SFI a répondu qu’elle ne souhaitait pas accéder à la demande d’un processus transparent et adéquat.
« Tandis que nous soutenons le principe d’une révision des normes explique Longgena Ginting des Amis de la Terre International nous dénonçons le processus actuel totalement bâclé, opaque et fermé. Il rend impossible toute participation effective de la société civile et n’a donc aucune légitimité pour l’élaboration de nouvelles normes pour une Banque publique de développement. »
Contact presse Sebastien Godinot 01 48 51 18 98




