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Les orangs-outans sacrifiés pour de l’huile de palme

L’orang-outan est l’un des animaux les plus "intelligents" de la forêt, il est aussi l’un des plus proches cousins de l’Homme. Il ne vit, à l’état naturel, que dans les forêts de Bornéo et Sumatra, en Indonésie et Malaisie. L’orang-outan est entièrement dépendant de la forêt. Espèce arboricole, toute sa vie se déroule dans les hauteurs. Il existe deux espèces d’orang-outan : l’orang-outan de Bornéo, classé comme une espèce « en danger » et l’orang-outan de Sumatra, classé comme « en danger critique » d’extinction (Liste Rouge de l’IUCN).

Plusieurs milliers d’orangs-outans disparaissent chaque année. Il ne reste plus aujourd’hui qu’entre 45 000 et 69 000 orangs-outans sur Bornéo et environ 7300 sur Sumatra. La diminution des populations a été fulgurante. Par exemple, le nombre d’orangs-outans de Sumatra a chuté de 91 % depuis 1900. Si des mesures de protection immédiates ne sont pas mises en place, l’orang-outan pourrait bien avoir disparu à l’état sauvage dans les 20 prochaines années.

Aujourd’hui, la principale menace qui pèse sur lui est la déforestation, pour la monoculture de palmier à huile tout particulièrement. Le dernier refuge de l’orang-outan est décimé, hectare après hectare, dans le but unique d’installer des plantations industrielles de palmiers à huile.

Des menaces multiples

Des orangs-outans sont blessés voire tués dans les incendies utilisés pour « nettoyer la forêt » afin d’installer des milliers d’hectares de plantation de palmiers à huile à bas coût. Certains planteurs qui considèrent l’orang-outan comme un ennemi pour les plantations ne se gênent pas pour les attaquer et les torturer avant de les tuer. La réduction globale de leur habitat ne fait qu’intensifier la fréquence du braconnage ainsi que la capture de jeunes orangs-outans, notamment pour en faire des animaux de compagnie à destination des particuliers, de magasins (pour appâter le client) ou de parcs d’amusement pour touristes.

L’exploitation forestière participe également très fortement à la fragmentation de leur habitat. La coupe d’arbres entraîne surtout un problème alimentaire car souvent ce sont des arbres ressources de nourriture pour les orangs-outans. L’arrivée de forestier augmente la pression de braconnage et de capture.

Même les orangs-outans qui sont normalement en sécurité sont menacés. En effet, selon le dernier rapport du PNUE, les aires protégées, dont les parcs nationaux, sont touchées par les incendies (en 2002 et 2004, plus de 50% des feux étaient dans des zones de conservation), et la coupe illégale de bois (dans 37 des 41 parcs nationaux en Indonésie). Face à toutes ces menaces, les orangs-outans sont forcés de fuir, mais vers des habitats beaucoup moins favorables à leur survie.
Le résultat : une augmentation du taux de mortalité chez les jeunes et une natalité moindre chez les femelles.

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