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Les projets insoutenables doivent s’arrêter, déclare la campagne européenne pour la réforme des crédits à l’exportation

25 novembre 2002,
Communiqué de presse

Paris, le 25 novembre 2002. Le comité environnemental de l’OCDE se réunit aujourd’hui pour débattre sur la réglementation environnementale et sociale des agences de crédit et d’assurance-crédit à l’exportation (ACE). La campagne européenne de réforme des ACE présente dix-sept axes de réformes appelant les ACE à arrêter de soutenir des projets qui causent de graves dégâts environnementaux et sociaux.

Les ACE privées ou publiques sont des agences qui apportent des soutiens financiers aux entreprises privées qui cherchent à investir dans des projets considérés comme trop risqués - politiquement ou financièrement - pour bénéficier des financements traditionnels. Mais les ACE n’ont pas de réglementations strictes en matière environnementale et sociale permettant d’assurer que les projets soutenus ne génèrent aucun dommage dans les pays bénéficiaires.

La campagne de réforme pour les ACE européennes a élaboré une liste de dix-sept axes de réformes parmi lesquelles on peut trouver :

  •  adopter un ensemble de mesures contraignantes dans les domaines environnementaux, sociaux, des droits humains et du développement économique ;
  •  demander et rendre publique une analyse de l’impact des projets sur la dette et le paiement de la dette ;
  •  soutenir uniquement les projets où les communautés concernées, particulièrement les populations indigènes et autres minorités vulnérables, sont convenablement informées et consultées, et consentent au projet ;
  •  demander la transparence et la responsabilité de leurs projets ;
  •  introduire des réformes institutionnelles pour soutenir la production d’énergies renouvelables plutôt que des énergies fossiles et le nucléaire.

    Les ACE sont connues de par leur soutien à des projets destructeurs tels que

  •  le barrage de Yusufeli en Turquie et des Trois Gorges en Chine, qui poussent au déplacement forcé de millions de personnes
  •  la centrale nucléaire de Cernavoda en Roumanie, à la technologie obsolète
  •  les oléoducs de Tchad Cameroun et de Baku-Ceyhan (mer Caspienne) responsables de violations des droits humains
  •  le barrage du Lesotho entâché de corruption.

    "A travers l’Europe, les citoyens s’inquiètent de plus en plus au sujet des impacts des ACE, dit Sébastien Godinot des Amis de la Terre". "L’OCDE doit s’engager pour arrêter ce type de projets destructeurs, ajoute Emilie Thénard de FERN. S’ils ne prennent pas leurs responsabilités pour promouvoir des réformes concrètes des ACE, nous demanderons à une autre institution que l’OCDE de faire ce travail".

    Contatcs
    Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre, France : 01.48.51.18.92
    Emilie Thenard, FERN, Belgique : +32 2 735.2500 / +32.474.52.72.65
    Regine Richter, Urgewald, Allemagne : +49.170.29.30.725