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Lutte contre l’obsolescence programmée, mode d’emploi

Vous aussi, vous possédez des appareils électriques qui tombent très vite en panne ? Vous n’êtes pas seuls, un appareil sur deux tombe en panne 5 ans après sa fabrication. Heureusement, des solutions existent !

La lutte contre l’obsolescence programmée avance : il y a quelques années, ce concept, peu connu du grand public en France, était considéré comme un mythe par les fabricants.

Aujourd’hui, le fait de réduire volontairement la durée de vie des produits et le terme « obsolescence programmée » sont sur le point d’être inscrits dans la loi. Mais, nous possédons toujours plus de biens, entre 500 et 750 par personne, des biens jetables et peu recyclables. A un moment où le concept d’économie circulaire est dans toutes les bouches, à peine 20 % des déchets électriques et électroniques sont recyclés, et les plastiques d’emballages le sont guère plus, 25 % ! Le reste est incinéré ou mis en décharge et pour produire de nouveaux biens, ce sont de nouvelles ressources qu’il faut prélever toujours plus loin et avec des techniques de plus en plus invasives et destructrices.

L’obsolescence programmée, une fatalité ?

L’obsolescence programmée est multiforme, c’est une des raisons pour lesquelles elle est difficile à combattre.

L’obsolescence peut être technique, c’est le cas du réveil Philips Eveil lumière irréparable une fois que la lampe aura cassé [1] ; iPhone rendu obsolète par les mises à jour logicielles obligatoires [2] ; des cafetières entières jetées une fois la verseuse en verre cassée faute de pièce détachée. Elle peut aussi être psychologique ou esthétique, c’est notre souhait en tant que consommateur de changer alors même que le bien est encore en bon état : les téléphones portables sont ainsi renouvelés bien avant qu’ils cassent. Nous avons ainsi tous déjà fait l’expérience de l’obsolescence programmée, en achetant un objet bas de gamme, en cédant aux sirènes de la publicité ou à la pression sociale.

Souvent simples et économiques, les alternatives consistent à privilégier les biens non soumis à l’obsolescence programmée (une cafetière à piston plutôt qu’une cafetière électrique), des biens avec une garantie constructeur longue, et surtout les biens de seconde main ! Acheter dans une recyclerie ou auprès d’une communauté Emmaüs permet de concilier geste écologique et solidaire. En vogue également, les plateformes de l’économie collaborative qui permettent de louer ou d’échanger des biens comme un appareil à raclette ou une tente de camping.

Des groupes locaux des Amis de la Terre se mobilisent pour faire connaitre et vivre différentes alternatives. Après avoir organisé deux journées de la réparation, les militants de Loire- Atlantique ont organisé leur premier « Café dépanne » pour apprendre à réparer soi-même ses biens. A Paris, des bénévoles enregistrent depuis plus de 2 ans les adresses pour faire réparer, échanger, acheter ou vendre d’occasion en région Ile-de-France et ailleurs, (re)découvrez toutes les adresses sur : www.produitspourlavie.org/annuaire

> CAMILLE LECOMTE
Chargée de campagne Modes de production et de consommation responsablesce

Rédigé le