
Les associations de protection de l’environnement qui demandent le moratoire sur le maïs MON 810 s’appuient sur les mêmes études scientifiques que celles utilisées par les gouvernements allemands, autrichiens et hongrois et par la Commission européenne. Cette dernière avait en effet émis des réserves à l’encontre des OGM évoquant notamment « de sérieux doutes scientifiques quant à la sûreté des aliments et cultures OGM » ainsi que « l’apparition de nouveaux risques complexes » et le fait que les risques sur la santé humaine et animale ne peuvent être exclus [2].
Pour Christian Berdot, chargé des OGM aux Amis de la Terre : « Il serait temps que nos gouvernants qui n’ont que le mot « recherche » à la bouche, tiennent enfin compte des dernières recherches qui démontrent qu’il existe de sérieux doutes quant à la sécurité des OGM, que leurs rendements ne sont pas supérieurs et que leur culture nécessite une consommation de produits chimiques supérieure ! Ceux-là mêmes qui parlent de « recherche », ne tiennent aucunement compte des dernières études scientifiques et préfèrent baser leur discours et leurs actes sur les dernières promesses publicitaires des des firmes de biotechnologies ».
Contact Presse :
Caroline Prak - Les Amis de la Terre
Tél : 01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43
Notes :
[1] Pour voir intégralité du décret de suspension, cliquez-ici
[2] En avril 2006, les Amis de la Terre s’étaient procuré le verdict provisoire prononcé par l’Organisation Mondiale du Commerce sur le conflit opposant les Etats-Unis à l’Union européenne sur les OGM. Adrian Bebb des Amis de la Terre releva de ce verdict, les réserves exprimées par la Commission européenne.