L’activité de microcrédit consiste généralement en l’attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques. Le microcrédit se développe surtout dans les pays en développement, où il permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l’activité et la création de richesse mais se pratique aussi bien dans les pays développés ou en transition. Les Nations unies ont décrété 2005 année internationale du microcrédit.
Le microcrédit s’inscrit dans une sphère plus complète qui comprend d’autres outils financiers tels que l’épargne, la micro-assurance et d’autres produits qui forment la microfinance.
Le 13 octobre 2006, la mise en place et le développement à grand échelle de ce système ont été récompensé par le prix Nobel de la paix attribué conjointement au Bangladesh Muhammad Yunus et à la banque qu’il a créée, la Grameen Bank.
Origine du microcrédit
On peut trouver des origines anciennes dans les mutuelles de crédit agricole créées en Europe à la fin du XIXe siècle. Le système a été repris, adapté puis développé par le professeur d’économie Muhammad Yunus au cours des 30 dernières années.
Après des études aux États-Unis (université Vanderbilt), Yunus donne des cours d’économie à Chittagong au Bangladesh, sa ville d’origine. Lors d’une séance de travaux pratiques d’un cours d’investissement, il propose à ses étudiants d’interroger les fabricants de tabourets en bambou des plus proches villages. Les 42 artisans ont besoin de 27 dollars au total pour développer leur activité. Or toutes les banques refusent de financer ce trop faible montant à des clients a priori insolvables. Yunus déclare avoir eu honte de cette situation et prête la somme de sa propre poche. En permettant aux producteurs d’acheter d’avance le bambou sans subir les variations importantes de prix, ils réussissent à créer des emplois et à rembourser intégralement Yunus.
Depuis 1999, la méthodologie de crédit adoptée par les institutions de microfinance prend de manière croissante la forme d’un produit individuel flexible, ressemblant plus aux produits bancaires classiques. La forme choisie à l’origine était basée sur la méthodologie de crédit collectif, utilisant les mécanismes de caution solidaire et la supervision des pairs pour couvrir le risque de crédit.
Les institutions
La Banque mondiale a recensé 7 000 institutions de microfinance, au service de 16 millions de pauvres. En novembre 2002, a eu lieu un sommet à New York sur ce sujet qui a rassemblé 2000 délégués de plus de 100 pays.
En 1976, le Pr. Yunus crée la Grameen Bank, organisme qui propose des prêts aux plus pauvres du Bangladesh. La Grameen Bank a accordé environ 3 milliards d’euros de crédits à plus de 2,4 millions d’emprunteurs. Il a reçu le prix Nobel de la paix 2006.
En France, le principal opérateur est l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE). Elle délivre 6 à 7000 prêts par an à des chômeurs ou Rmistes créateurs de leur propre emploi. L’association compte plus de 130 agences sur toute la France. En Belgique, deux institutions dominent cette sphère, le Fonds de participation et la coopérative CREDAL.
En France existent également depuis désormais plus de 20 ans, dans le domaine de la microfinance, les CIGALES, Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de L’Epargne Solidaire. Ce sont des clubs qui réunissent des personnes physiques ayant fait le choix d’affecter leur épargne à la création d’entreprises et donc d’emplois au sein de l’économie sociale et solidaire.
De même GARRIGUE[1], affecte les fonds collectés au sein de cette coopérative financière solidaire de capital risque, au capital des sociétés en création ou en développement en considérant, comme les CIGALES, que ces entreprises correspondent bien à leur charte éthique de fonctionnement.
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source http://fr.wikipedia.org/wiki/Microcr%C3%A9dit
et document joint recherche IRES Université catholique de Louvain
ires ucl "plein feu sur la micro finance