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Mobilisation massive contre la privatisation de l’eau au Ghana

5 octobre 2004,
communiqué de presse

Plus de 330 organisations à travers le monde, dont les Amis de la Terre, se sont mobilisées pour exprimer leur opposition au projet imminent de privatisation de l’eau au Ghana. Elles s’adressent au Président de la Banque mondiale ainsi qu’aux PDG des principales multinationales de l’eau pour leur rappeler les graves erreurs commises par le passé et leur demander de reconsidérer leur projet de privatisation de la gestion de l’eau au Ghana avant qu’il ne soit trop tard.


La Coalition nationale du Ghana contre la privatisation de l’eau, entourée d’un très grand nombre d’organisations, a adressé une lettre de protestation aux PDG des trois multinationales françaises de l’eau, Veolia, Suez et SAUR ainsi qu’à la Banque mondiale, pour les mettre en garde contre les risques d’une privatisation à la légère. La Coalition, qui a pour objectif prioritaire l’accès de tous les Ghanéens à l’eau d’ici 2008, estime que les programmes conjoints de la Banque mondiale et des opérateurs privés jouent contre la réalisation de cet objectif et minent le processus de développement du secteur de l’eau.

La lettre demande la suspension de ces programmes et exige que soit donnée au peuple ghanéen la possibilité de décider du mode de gestion de cette ressource naturelle et de soumettre des propositions alternatives qui soient véritablement entendues. Au titre des revendications portées devant ces décideurs, la Coalition réclame un examen sérieux des options de gestion publique envisageables et la participation effective de la société civile aux décisions concernant la réforme du secteur de l’eau. En outre, face au manque flagrant de transparence dans ces transactions, la Coalition demande la publication des documents clefs liés à la passation des contrats avec les opérateurs privés étrangers.

Les organisations ont également tenu à rappeler à ces décideurs quelques échecs cinglants issus de privatisations du secteur de l’eau, qui n’ont apparemment pas servi de leçon. Les cas de la Bolivie, des Philippines, de l’Argentine, ou encore de l’Afrique du Sud se succèdent et devraient inviter certains acteurs à se poser des questions avant de passer à l’action...

Pour une version complète de la lettre et la liste des organisations signataires :

http://www.citizen.org/cmep/Water/c...

Contacts Presse : Majda Bouchanine - 01 48 51 32 22, ou majda.bouchanine@amisdelaterre.org