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jeudi 27 juin à Bordeaux

Mobilisation pour le retrait de la Société générale du projet de centrale nucléaire à Kaliningrad

Ce jeudi 27 juin à 11h30, les Amis de la Terre Gironde avec le soutien des organisations Attac 33, TchernoBlaye, mèneront une action de sensibilisation, place de la victoire à Bordeaux afin dénoncer la participation de la Société Générale au projet nucléaire controversé de Kaliningrad. Par cette action de rue organisée devant l’agence de la Société Générale, les associations souhaitent inciter les clients à interpeller la direction de leur banque sur ses financements à l’étranger.

La Société Générale fait-elle preuve d’un engagement responsable dans l’ensemble de ses activités bancaires et financières telle qu’elle s’en prévaut ? Le projet nucléaire de Kaliningrad y répond par la négative : il pose de nombreux problèmes sur les plans techniques et financiers et s’avère très coûteux en matière sociale, environnementale et de droits humains. La Société Générale a pourtant accepté le mandat de structurer le financement export de turbines d’Alstom pour ce projet, avec une potentielle garantie de l’Etat français par la Coface.

Situé dans l’enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, ce projet vise à pénétrer le marché européen en revendant l’électricité à ces pays limitrophes qui n’en veulent pourtant pas. En plus des pays voisins, la population locale est également opposée au projet depuis ses débuts. Malgré les intimidations des autorités, ils continuent de dénoncer un projet inutile, coûteux, et très risqué - corruption, étude d’impact environnementale bâclée, non prise en compte réelle du risque d’accident nucléaire ni du traitement des déchets ne sont que quelques uns des problèmes soulevés.

A cela s’ajoutent des difficultés techniques et financières telles que plusieurs banques internationales, telles que la BNP Paribas ou la banque allemande HypoVereinsbank [1], se sont déjà retirées du projet. Les Amis de la terre Gironde et leurs soutiens appellent donc la Société générale ainsi que la Coface à suivre leur exemple et renoncer immédiatement à le financer ou garantir.

La mobilisation contre ce projet a commencé en avril dernier avec une cyberaction contre la Coface et la Société Générale [2] par plus de 4500 personnes ainsi que l’envoi d’une lettre issue de 94 organisations dans 22 pays au PDG de la Société Générale[3]. Vladimir Slivyak, de l’association russe Ecodefense, a ensuite participé en mai à l’Assemblée Générale des actionnaires de la Société Générale à Paris [4], lors de laquelle il a pu interpeller directement le PDG du groupe, Frédéric Oudéa.

Alors que la France active désormais tous ses rouages diplomatiques pour maintenir ce projet en vie [5], la mobilisation descend dans la rue : actions menées auprès des actionnaires à l’assemblée générale de la Société Générale, devant le siège social de la banque à la défense pour sensibiliser les salariés et devant les agences Société Générale dans différentes villes de France et d’Europe !

Les Amis de la Terre Gironde et leurs soutiens appellent la Société Générale à se retirer définitivement de ce projet inutile, dangereux, et imposé.

Contacts presse : Les Amis de la Terre Gironde – Aurélie Schild 06.62.64.64.26 gironde@amisdelaterre.org Attac33 – Jean -Luc Gasnier – 06.73.81.55.89 - bordeaux@attac.org Tchernoblaye – Stéphane Lhomme - 06.64.10.03.33 – tchernoblaye.free.fr Pour plus d’informations : http://www.amisdelaterre.org/Informations-sur-le-project.html

[1] http://www.amisdelaterre.org/Kaliningrad-Apres-BNP-Paribas.html

[2] http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/societe-generale-coface-ne-doivent-pas-financer-projet-nucleaire-russe-kaliningrad-600.html

[3] http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/letter_to_socie_te_ge_ne_rale_on_baltic_npp.pdf

[4] http://www.amisdelaterre.org/Assemblee-generale-de-la-Societe.html

[5] http://www.amisdelaterre.org/La-France-doit-laisser-mourir-le.html

[6] http://rse.societegenerale.com/accueil/finance-responsable/nos-engagements/politiques-sectorielles

En savoir +

Principaux problèmes soulevés par le projet nucléaire de Kaliningrad :

> Opposition de la population locale / Droits humains : La population locale est opposée au projet depuis son annonce en 2007. 200 habitants locaux ont été empêchés de participer aux auditions publiques de présentation du projet en 2009. Plus grave, Ecodefense, l’association russe qui se bat contre ce projet, fait l’objet d’un contrôle poussé, comme d’autres ONG russes ces derniers mois, et a reçu un avertissement des autorités depuis qu’elle a relancé la mobilisation contre ce projet.

> Inutilité du projet : Le projet est fondamentalement inutile car la région n’a pas besoin d’énergie supplémentaire. Il est en fait uniquement destiné à pénétrer le marché européen de l’électricité en exportant la production des réacteurs de Kaliningrad dans les pays limitrophes… qui n’en veulent pas !

> Etude d’impact environnementale bâclée : L’EIE de 2009 présentait de fausses informations, d’autres exigées par la loi russe était manquantes. L’EIE ne traite pas de potentielles alternatives, ne parle pas du démantèlement ni de l’analyse de l’impact d’un accident nucléaire majeur. La gestion des déchets nucléaires pose également problème.

> Risques prégnants de corruption : Les risques de corruption sont élevés sur ce type de projet selon Transparency International. Des exemples récents sur d’autres chantiers nucléaires d’utilisation de mauvais matériaux de construction, moins chers, en attestent.

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