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Mon 810 : la Haute Autorité confirme ce que nous disons depuis 10 ans !

10 janvier 2008,
Par Coordination ATF

Ce maïs a été autorisé en 1998 dans le cadre de l’ancienne directive européenne qui était extrêmement laxiste (pas d’étiquetage, pas de traçabilité) et dont les procédures d’autorisation manquaient de tout sérieux scientifique. Depuis 10 ans donc, de nombreuses études ont été menées et pour la première fois, en France, un comité officiel en tient compte.


Pour Christian Berdot des Amis de la Terre : « Il était temps que le niveau de réflexion scientifique de la France dépasse enfin le niveau des slogans simplistes et trompeurs des lobbies pro-OGM. Ces études scientifiques sérieuses posent de graves questions sanitaires, environnementales et économiques. La raison et l’intérêt général doivent guider le gouvernement : il ne peut plus qu’activer la clause de sauvegarde et préparer une loi qui garantisse le Droit fondamental de produire et consommer sans OGM . »

Depuis des années, nous soulignons les lacunes scandaleuses que constate la Haute Autorité :

  •  « l’impossibilité d’une absence de pollinisation croisée entre champs OGM et champs sans OGM à une échelle locale » En clair, la coexistence est impossible. Les plantes GM contamineront forcément nos champs, l’environnement et la chaîne alimentaire ;
  •  « la possibilité d’effets toxiques avérés à long terme sur les lombrics », la pollution des sols par l’insecticide produit par les racines n’avait pas été étudiée ;
  •  « les études d’impact sur les abeilles doivent être faites sur des ruches en conditions normales d’exploitation, afin de prendre en compte les effets cumulatifs. » Pendant des années, les pro-OGM ont nié tout effet sur les abeilles.
  •  « la protéine produite par le transgène n’est pas identique à celle que produit le Bacille de Thuringe ». Pour étudier la toxicité sur l’environnement et la santé humaine, on n’avait même pas pris la peine d’étudier la bonne toxine !! Pour le sérieux des études scientifiques, on repassera…
  •  « une large majorité de participants a souligné l’insuffisance du test à 90 jours ». Aucun test sérieux n’a été mené dans le monde, à long terme. Il est donc impossible de conclure sur les effets qu’a le MON810 – et les autres plantes GM - sur l’embryon, le système hormonal ou sur les effets trangénérationnels.
  •  « dans les pays fortement consommateurs d’OGM, aucune étude épidémiologique n’est conduite, du fait d’un manque de traçabilité ». Il est facile d’affirmer dans ces conditions, qu’il n’y a aucun problème.
  •  « le comité note l’insuffisance d’analyse économique au niveau de l’exploitation, des filières et du marché international ». Des études d’impact sur les différents systèmes agricoles sont demandées.

    Ces points sont connus depuis des années et sont la base scientifique du refus du Mon 810 par des pays comme l’Autriche, la Hongrie.

    Pour tout contact, Christian Berdot : 05 58 75 34 50