
Dans une lettre destinée au préfet des Landes, Monsanto annonce que sur son site sont "stockées 70 tonnes de semences GM fabriquées en Espagne pour fournir les agriculteurs du Sud-Ouest en OGM" (sic).
Comme vous le savez certainement, Monsanto possède son second laboratoire dans les Landes sur le site industriel de Peyrehorade. Ce site présente deux avantages pour Monsanto :
Localement, nous avons appris ces derniers jours que Monsanto devait agrandir son site et qu’une enquête publique était organisée avec possibilité de consultation du dossier en mairie. En feuilletant les documents, les collègues d’Attac Landes Côtes Sud ont découvert dans une annexe, une lettre destinée au préfet des Landes dans laquelle Monsanto annonçait que sur son site sont "stockées 70 tonnes de semences GM fabriquées en Espagne pour fournir les agriculteurs du Sud-Ouest en OGM" (sic).
Cette quantité de maïs correspondrait à 2 300 ha et une récolte de 30 000 tonnes. Nous savons déjà qu’un agricuteur du Lot et Garonne a annoncé son intention d’ensemencer 100 ha en maïs GM près de Houeillès, à la limite des Landes.
Il s’agit comme toujours de maïs MON810, c’est à dire un maïs autorisé dans le cadre de l’ancienne directive européenne et de ses procédures lacunaires. C’est celui aussi qui avait fait parler de lui, lorsqu’en septembre 2005, on "apprenait" que 1000 ha de maïs GM avaient été cultivés en France.
C’est celui dont Monsanto développe depuis des années de nombreuses variétés, notamment dans les Landes mais aussi bien sûr en Espagne, car c’est le seul autorisé à la culture actuellement.
Certains pays ont compris le danger. L’Autriche, la Grèce ont procédé à une interdiction du MON810 et dernièrement la Pologne et la Hongrie ont fait de même sentant venir l’offensive de Monsanto.
Monsanto continue donc d’avancer ses pions pour, comme il l’annonçait en novembre 2005, transformer en 4 ans, l’ensemble du maïs europén en maïs GM et la France paraît bien être après l’Espagne son objectif prioritaire.
Alors que l’immense majorité des agriculteurs et des citoyens français refusent les OGM dans leurs champs et dans leurs assiettes, le gouvernement français va-t-il laisser Monsanto conquérir et dominer l’ensemble du maïs français ?
Les Amis de la Terre demande au gouvernement d’agir avec sagesse et d’emboiter le pas à ses collègues grecs, autrichiens, polonais et hongrois en interdiant le MON810.