Fondé sur le principe de précaution et entré en vigueur le 11 septembre 2003, le Protocole biosécurité est battu en brèche par l’Australie, l’Argentine, le Canada et les Etats-Unis d’Amérique qui s’opposent à la mise en œuvre du seul accord multilatéral sur l’environnement contraignant sur les OGM.
Apres la dénonciation du moratoire européen sur les OGM auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, la coalition emmenée par les Etats-Unis s’attaque aux pays latino-américains ayant signé et ratifié le Protocole Biosécurité. Ils subissent à leur tour des pressions inacceptables pour ne pas mettre en œuvre les obligations strictes et légitimes qui devraient encadrer les mouvements transfrontaliers d’OGM :
• Dans le cadre du Marché commun nord-américain (ALENA), le Mexique a récemment accepté de ne pas mentionner la présence d’OGM lorsqu’une cargaison n’en contient pas plus de 5%.
• Le Brésil ralentit les discussions censées déboucher sur la définition des obligations nécessaires a la traçabilité et à l’étiquetage rigoureux des OGM.
Pour les Amis de la Terre, les pressions subies par les pays centres de diversité génétique font peser un risque sur l’ensemble de la communauté internationale ainsi que sur les générations futures.
Les mouvements d’OGM doivent s’effectuer dans la plus grande transparence afin d’assurer une manipulation sans danger ainsi que le respect du droit des citoyens, des sociétés rurales et des consommateurs à préserver leur environnement.
La contamination irréversible des mais mexicain et néo-zélandais par des variétés OGM incite à la plus grande prudence !
Les Amis de la Terre appellent les pays ayant ratifié le Protocole à se positionner pour :
• un Système d’Identification Unique permettant d’assurer la traçabilité des OGM destinés à l’alimentation, à un usage confiné et à dissémination ;
• l’établissement d’un document d’accompagnement spécifique, contenant des informations exhaustives sur l’OGM (nom commun, nom scientifique, nom commercial et événement de transformation)



