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« Ni hérisson, ni paillasson ! ». Se former à l’Action Non Violente.

19 novembre 2006,
Par Hélène Gassie

Le Réseau Sortir du Nucléaire ou les Faucheurs volontaires se forment à l’ANV, dans la lignée des grands résistants que sont Gandhi et Martin Luther King.

L’Action non-violente est une action (collective) visant à provoquer chez l’autre (personne, groupe, institution) une prise de conscience de l’injustice que je (personne, groupe, institution) vis dans le conflit qui nous oppose, en vue d’un changement pour plus de justice. L’action non-violente exige le recours à des moyens constructifs et défensifs qui respectent toujours la dignité et l’intégrité de la personne (ou des personnes).

L’action non-violente suppose en ceux et celles qui la mettent en œuvre :

 De dissocier l’objet du conflit des personnes impliquées dans le conflit. L’action n’est jamais contre les personnes, mais elle dénonce l’injustice pour rechercher la Vérité.
 De reconnaître sa propre part de complicité ou de responsabilité dans l’injustice.
 De rechercher toujours le dialogue avec l’autre, en refusant de le « diaboliser » ou de l’humilier.
 D’éveiller la conscience en interpellant l’autre et en se laissant interpeller, en s’ouvrant à « sa » vérité. De maintenir l’engagement dans le temps jusqu’à l’obtention d’une solution provisoire ou définitive.

L’action non-violente présuppose une analyse du conflit, une clarification de / des objectifs, un regard sur les réseaux impliqués, un « levier » pour un changement, la connaissance des forces et des faiblesses des deux cotés, afin de mettre en place une stratégie pour atteindre le but (en passant par des buts intermédiaires, si nécessaire).

Après avoir épuisé tous les moyens légaux sans obtenir de réponses ou sans avoir pu arriver à des compromis satisfaisants, l’action non-violente peut être amenée à poser des actes de désobéissance civile qui transgressent une loi injuste (ou inadaptée à la situation). Ces actions symboliques, non-violentes et, généralement à visage découvert, permettent de porter le débat sur la place publique. Elles demandent la pleine acceptation de la loi qui vient sanctionner l’illégalité du geste.

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Des formations à la résolution non-violente des conflits sont organisées par le Centre pour l’action non-violente (CENAC) - anciennement Centre Martin Luther King -, en partenariat avec Peace Brigades International (PBI) et l’Association vaudoise pour la médiation de quartier (AsMéd-VD)... http://www.cmlk.ch

"Si on peut voir dans les luttes menées par Gandhi ou Martin Luther King les fondements de la non-violence, cette dernière ne se limite pas à ces deux exemples. Ainsi, la non-violence est aussi fortement liée à des thématiques comme le rôle des femmes, l’éducation, ou encore de nombreux autres types d’actions politiques actuelles."

Le Centre propose plusieurs dossiers thématiques sur la non-violence, dont la plupart des textes sont tirés du trimestriel "Terres Civiles", consultable en lgne intégralement.