
Changement climatique, comprendre et agir de Sabine RABOURDIN : Editions DELACHAUX et NIESLE, 2005
Sabine Ragourdin est ingénieur, journaliste et écrivain, impliquée dans le Réseau-Action-Climat France où elle a participé, entre autre, à la campagne Le pari contre l’effet de serre.
Résumé
La partie 1 rappelle les enjeux du changement climatique, les scénarios possibles et donc l’importance d’agir vite pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre.
La partie 2 est consacrée aux sources de ces gaz et à définir nos besoins : énergies, transports, bâtiments, agriculture, déchets...
La partie 3 propose des modes d’actions possibles en commençant par ce que l’on peut faire soi-même, puis de manière collective, ce que peuvent faire les élus, les industriels, les écoles...
La partie 4 intitulée "voir plus loin" étudie les perspectives dans différents domaines : l’après Kyoto et le monde de la diplomatie, les solutions techniques et leurs limites, les débats entre le pays gros émetteurs et les pays du Sud peu consommateurs.
Commentaires :
Chaque partie est subdivisée en de multiples questions.
Chaque question abordée est complétée d’un exemple concret qui montre que la mesure est possible.
C’est une véritable mine d’informations qui a l’avantage de fédérer pas mal de questionnements écologiques : lutter pour sauver le climat ou pour sauver la planète, c’est sensiblement la même chose.
Goutte à goutte… naît l’océan, Rajni Chopra, GRAD, 2002, France
3 contes pour enfants non traditionnels, suivis de fiches pédagogiques et de jeux, accompagné d’un CD
La mélodie de Miguel :
Thème :les multinationales et leur pouvoir sur les peuples et les gouvernements. L’exemple de la banane et ses différents effets entre autre sur la santé des enfants et des hommes qui répandent les traitements chimiques et sur l’écosystème fragilisé face aux ouragans.
Alternatives : information des consommateurs et des achats éthiques.
Le ballon qui est passé par un trou dans le ciel :
Thème : les enfants qui travaillent et le droit de jouer, basé sur la couture des ballons de football par les enfants du Pakistan entre autre.
Alternatives : les « vedettes » sportives et autres font la promotion de produits « éthiques », et la défense des droits des enfants.
La légende des miroirs :
Thème : les illusions de la mode et de la publicité, et de la consommation. L’exemple des vêtements fabriqués à très bas prix dans des pays sans protection sociale, vendus par des grandes marques.
Alternatives : que les entreprises des pays riches contrôlent les bonnes conditions de travail des entreprises des pays dans lesquels ils sous-traitent, et des achats conscients de la part des consommateurs.
« Les batailles de l’eau », Mohamed Larbi Bouguerra, C.L. Mayer
Thème :L’auteur écrit : « c’est la raison pour laquelle, dans la première partie de mon ouvrage, j’insiste fortement sur sa symbolique, sur le fait que le cycle de l’eau nous lie tous les uns aux autres, comme il nous lie à la Mère-Nature comme disent les Peaux-Rouges ; j’insiste sur sa présence dans nos imaginaires, dans notre langage et ses métaphores, dans nos modes de vie, dans nos comportements et dans l’histoire de nos pays et de nos civilisations. Chemin faisant, je montre que la science ne connaît pas tout de cette petite molécule triatomique, et qu’il nous reste encore à apprendre à son sujet : l’eau donne aux hommes une leçon de modestie. »
Commentaires : L’auteur, scientifique, rappelle d’abord deux points essentiels
l’eau est un élément vital :l’homme comme la terre contiennent 70% d’eau ,
La dimension symbolique de l’eau :
Les ressources naturelles sont à l’origine des premiers besoins de l’homme et de ses premières querelles ou premières coopérations. Ce sont des biens communs de l’humanité. Dans toutes les cultures du monde elles forment les bases de toutes les mythologies, elles sont porteuses d’une forte charge symbolique.
On comprendra que la 2è partie plus scientifique aborde d’un point de vue très ouvert le problème de l’eau sur terre : c’est avant-tout un bien de l’humanité, et un enjeu de pouvoir sur les peuples., une science « avec conscience », car comme l’a écrit Rabelais, il y a bien longtemps : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
livre lu par Martine D. des AT57