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Notre-Dame-des-Landes s’invite à la Conférence Environnementale

Montreuil, le 25 avril 2016 – Face au refus du gouvernement d’ouvrir le débat sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes lors de la Conférence Environnementale qui s’ouvre aujourd’hui, les Amis de la Terre ont décidé de laisser leurs sièges à des représentant(e)s de collectifs citoyens et de retransmettre, en direct, sur notre site Internet les débats des tables-rondes qui devaient se tenir à huis clos.

#DIRECT / A 8h30, à l’ouverture de la Conférence environnementale, un militant des Amis de la Terre muni d’un avion symbolisant l’aéroport de Notre Dame des Landes s’est fait barrer l’accès de l’Elysée par les forces de l’ordre. Les représentants des collectifs citoyens et les Amis de la Terre qui l’accompagnaient se sont alors vus interdire l’entrée à la Conférence environnementale, malgré les invitations dont ils disposaient et leurs places de droit. Retrouvez les photos ici


>> La démocratie participative ne pouvant s’exercer à huis clos - les débats des trois tables rondes ont été retranscrits <<

Table ronde 1 : « Appliquer l’agenda des solutions pour la croissance verte »

Pour les Amis de la terre : Daniel Ibanez, membre de la Coordination des opposants au Lyon-Turin Ferroviaire.

Table ronde 2 : « Impliquer les citoyens, les territoires et l’Etat dans la transition écologique »

Pour les Amis de la terre : Françoise Verchère, coprésidente du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et Ivan Fouquet, membre de l’Atelier Citoyen pour des alternatives citoyennes au projet de Notre-Dame-des-Landes.

Table ronde 3 : « Préserver les milieux afin d’améliorer le cadre de vie et la santé de tous »

Pour les Amis de la terre : François De Beaulieu, porte-parole des Naturalistes en lutte, et Dominique Lebreton, membre du Copain 44.


Lors de la dernière Conférence Environnementale, en novembre 2014, François Hollande l’avait promis « Tout doit être fait pour que, sur chaque grand projet, tous les points de vue soient considérés, que toutes les alternatives soient posées, que tous les enjeux soient pris en compte, mais que l’intérêt général puisse être dégagé ». C’était un mois après la mort de Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens.

Six mois plus tard, alors que Ségolène Royal devait présenter le rapport du sénateur Alain Richard « Démocratie environnementale : débattre et décider » lors du Conseil National de la Transition Écologique, plusieurs associations environnementales ont fait le choix de boycotter cette séance. Détricotage du droit de l’environnement, amendements glissés dans des projets de loi pour passer en force, référendum en trompe l’œil, ordre du jour improvisé, absence de suivi des décisions : la démocratie environnementale est à bout de souffle.

Florent Compain, Président des Amis de la Terre explique : « La préparation de cette nouvelle conférence environnementale est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous avons demandé à ce que l’aéroport de Notre Dame des Landes soit à l’ordre du jour et que les débats soient retranscris mais en vain. Plutôt que d’adopter la politique de la chaise vide, nous allons donc offrir notre siège à celles et ceux que le gouvernement refusent d’écouter » [1].

Parmi les représentants de ces collectifs, Françoise Verchère, coprésidente du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) interpelle : « Comment le gouvernement peut-il parler de dialogue environnemental et de participation citoyenne tout en décidant par ordonnance une consultation sur un projet mensonger depuis le début et incohérent avec les engagements de la Cop 21 ? ». Daniel Ibanez, membre de la Coordination des opposants au Lyon-Turin Ferroviaire ajoute : « Il n’y a aucune volonté de sanctionner les conflits d’intérêts et le maître mot est acceptabilité par les populations plutôt que l’intérêt général ».

Parce que nous estimons que la démocratie environnementale doit être transparente et accessible à tous, nous avons mis en place un dispositif pour retransmettre en direct les débats et les interventions de ces représentant(e)s à partir de 14h.

Contacts presse :
Florent Compain - président : 06.12.54.60.03
Sylvain Angerand - coordinateur des campagnes : 07.51.69.78.81

[1]
Daniel Ibanez, membre de la Coordination des opposants au Lyon-Turin Ferroviaire
Françoise Verchère, coprésidente du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes)
Ivan Fouquet, membre de l’Atelier Citoyen pour des alternatives citoyennes au projet de Notre-Dame-des-Landes
François De Beaulieu, porte-parole des Naturalistes en lutte
Dominique Lebreton, membre du Copain 44.

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