
La BEI et les activités qu’elle mène dans les pays en développement au nom de la coopération européenne restent très peu connues du public français. Ce rapport, qui met en relief les défaillances et incohérences des activités menées par la BEI dans les pays en développement, est l’occasion de comprendre le rôle de ce bailleur international, les problèmes posés par ses projets, ses faiblesses en matière environnementale, sociale et de transparence, à travers 8 études de cas très concrètes et une analyse critique des politiques et outils de la BEI (les projets présentés dans l’ouvrage couvrent une diversité de secteurs, tels que le pétrole et le gaz, les mines, l’eau, l’industrie automobile, ou encore celle de la pâte à papier).
Alors que la BEI s’apprête à réviser ses mandats en matière de financements extra-européens (son mandat actuel expirant en 2007), ce rapport met en lumière les graves erreurs qui peuvent être évitées dans le futur, ainsi que les démarches dans lesquelles la BEI peut s’engager pour agir plus efficacement.
Si vous souhaitez recevoir un exemplaire de ce rapport (voir le descriptif ci-dessous), veuillez nous en informer en envoyant un message à : france at amisdelaterre.org (frais d’envoi : 2 euros)
*****************
Extraits du résumé de l’ouvrage
"En moins de 50 ans d’existence, la Banque européenne d’investissement (BEI) est devenue l’une des institutions financières internationales les plus puissantes du monde. Agissant au nom des citoyens européens et des gouvernements des Etats membres de l’Union européenne (UE) dont elle dépend, la BEI prête environ 45 milliards d’euros de fonds publics par an, au titre de projets censés aider au développement et à la cohésion de l’Union européenne (UE). Après avoir commencé à financer des projets en Afrique dans les années 1960, ce sont aujourd’hui près de 10% de ses financements qui concernent aujourd’hui des pays hors de l’Union européenne, depuis la Chine jusqu’au Brésil. Ces prêts couvrent un large éventail de secteurs dont l’énergie, l’eau, les communications, l’industrie et les intermédiaires financiers.
Mais à qui ces projets profitent-ils ? "
"Ce rapport analyse l’impact réel des financements de la BEI en matière de réduction de la pauvreté en Afrique, aux Caraïbes, dans le Pacifique, et dans les pays d’Asie et d’Amérique latine. Il montre de quelle façon les entreprises européennes sont les principales bénéficiaires des prêts de la BEI, expose les problèmes environnementaux et sociaux qui caractérisent les projets financés, passe en revue les incohérences politiques fondamentales, et met en lumière le manque flagrant de transparence et la faiblesse systématique de l’évaluation des impacts des financements de la BEI dans les pays du Sud en termes de développement".
"Ce rapport évalue les activités de la BEI en Afrique, en Amérique latine et en Asie, par une analyse des données officielles. Il s’appuie sur une étude récente du Parlement européen, sur plusieurs études de cas effectuées par des groupes de la société civile originaires de huit pays du Sud dans lesquels la BEI opère (Zambie, Tchad, Cameroun, Laos, Philippines, Indonésie, Mexique et Brésil)".
"Ce rapport considère que la BEI se comporte dans la pratique comme une institution principalement axée sur la demande et répondant aux besoins de ses clients, prête à financer des projets dans lesquels les retombées économiques sont certaines et élevées, plutôt qu’à mettre la priorité sur la lutte contre la pauvreté ou la protection environnementale".
"Ce rapport demande un changement radical de la BEI en ce qui concerne le choix des projets, ses relations avec les populations concernées, sa responsabilité à l’égard de l’Union européenne, ses procédures et ses méthodes, et le suivi de ses projets et de ses politiques pour tous les financements dans les pays du Sud. La BEI doit prendre pleinement conscience de sa responsabilité quant aux impacts des ses activités, et doit s’assurer que les projets qu’elle finance bénéficient aux populations et à l’environnement".
La BEI dans les pays du Sud, au bénéfice de qui ?